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Parallaxe solaire déduite de la vitesse de la lumiére

Dans deux phénomènes entrent simultanément la distance de la Terre. au Soleil et la vitesse de la lumière, de sorte que si l'une de ces quantités est connue, l’autre s’en déduit. Ces phénomènes sont l'aberration (S 29) et les éclipses de Jupiter ($ 22 ÿ.

Depuis Bradley et Rœmer la question s’est retournée. Au xvir et au xVIH° siècles on mesurait la parallaxe solaire à partir de celle de Mars ($S 235); connaissant la distance moyenne de la Terre au Soleil, on calculait la vitesse de la lumière. :

Aujourd'hui les expériences directes fournissent la vitesse de la lumière au millième près : les méthodes astronomiques donnent donc la parallaxe. A la vérité il faut admettre que dans les espaces interstellaires, la vitesse de la lumière est la même qu'à la surface de la Terre:

mais c'est une hypothèse si naturelle qu'elle s'impose absolument; on

n'a pas de raison valable de la mettre en doute. D'après l'observation des Satellites de Jupiter, admettons que la lumière met 8" 18° — 498 pour arriver du Soleil à la Terre, Admettons

d'autre part 300 000 kilomètres à la seconde pour vitesse de la lumière. Nous obtenons pour distance moyenne de la Terre au Soleil.

498 >< 300:000 — 149:400:000 kilomètres.

Prenons pour rayon équatorial terrestre 6 378. La parallaxe est :

A be ue Diese %49-400-vou — 0000 0497 = 8 81.

Passages de Vénus sur le Soleil.

Cette méthode, proposée par Halley en 1691, fut appliquée déjà quatre fois en 1761 et 1769, en 1874 et 1882. Elle ne le sera pas avant 200%. Son importance historique est capitale. Bien que les résultats fournis soient médiocres, elle exerça la plus heureuse influence sur le perfectionnement de la technique; elle conduisit à poser, sinon à résoudre, un grand nombre de questions connexes.

. 244. Principe de la méthode.

19 — Lorsque Vénus est en conjonction inférieure, son disque se projette parfois sur le disque solaire dont le centre est en S: elle y forme un petit point noir (fig. 186 et 187).

Pour simplifier nos raisonnements, supposons deux observateurs A et B placés aux extrémités d’un diamètre terrestre: ils voient PL l’astre se projeter sur le soleil A en A',BenB'. AB nous est connu en mètres.

La troisième loi de Képler donne le rapport SV : ST; posons le égal à 0,793. È

Nous tirons de ces hypothèses :

: Nous connaissons donc en mètres la distance AB’ des projections de. Vénus sur le Soleil pour les observateurs A et B. Si par un moyen: quelconque nous déterminons l'angle sous lequel AB” est vu de la Terre, nous avous sa distance à la Terre, c’est-à-dire la distance du Soleil à la Terre.

Pour fixer les ordres de grandeur, soit R le rayon terrestre.

Nous avons :

FA AB, + a ne PR CR f 474

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