Description d'une éclipse de Soleil
Je prends comme exemple l'éclipse annulaire du 13 février 1915; la
: ; i NE er du Soléri | : | TRI A W œil
{soro oL |30E 60° 90° : 120° 159" 180° 150°O 120
figure 263 est un schéma de la figure publiée par la Connaissance des Temps.
La nouvelle Lune (conjonction) eut lieu à 16" 40% (heure astrono-
mique). Le passage au nœud (ascendant) eut lieu à 19 14%; alors 1æ' latitude astronomique de la Lune passa du négatif au positif.
La double ligne figure la bande terrestre à l’intérieur de laquelle on. vit le disque lunaire tout entier sur le disque solaire (éclipse annulaire). Elle est parcourue de l'ouest à l’est par l’antisoleil, comme il résulle de ce qui précède; elle est dirigée en moyenne vers le haut, ce! qui tient à ce que la conjonction a lieu près du nœud ascendant de l'orbite.
Au-dessus et au-dessous sont tracées deux courbes qui limitent l'aire’ terrestre pour laquelle le disque lunaire empiète sur le disque solaire; pour les courbes limites, dites de simple contact. l'éclipse finit aussitôt: commencée.
Aux deux bouts de la figure sont les courbes indiquant le lieu des. points pour lesquels l’éclipse commence, est en son milieu, finit, au lever ou au coucher du Soleil. C’est la généralisation de ce qui précède: au paragraphe précédent nous trouvons des points, non des courbes, parce que nous considérons seulement ce que voit l'équateur terrestre. Nous trouverions six points sur chaque parallèle (l'éclipse serait de moins en moins complète à mesure qu’on s'éloignerait de l'équateur); d'où, dans le cas général où le centre de la Lune décrit une droite inclinée, les deux groupes de trois coùrbes représentées par la figure. |
En un point tel que P, l'éclipse, au moment de son maximum, n'a qu'un certain nombre de doigts; on peut calculer l'heure à laquelle elle commence, l'heure à laquelle elle finit. On préfère calculer le lieu des
points pour lesquels l’éclipse commence et finit à une heure donnée; j'ai tracé l'une de ces courbes : elle est évidemment tangente aux courbes limites puisque, pour celles-ei, l'éclipse finit aussitôt que
-commencée. Nous verrons plus loin comment on explique sa formé quasi circulaire.
Maintenant que nous avons compris comment se produit une éclipse, faisons tourner la machine aux équations. Tout ce qui suit est facile,
mais n’a d'intérêt que si l’on a bien saisi ce qui précède. J'aime à croire que les astronomes officiels sont d’un avis exactement contraire.