Photométrie visuelle
1° — La définition des grandeurs du.$ 81 correspond à l'emploi
comme photomètre d’une lame absorbante À en: forme de coin. C'est.
“el en
CLASSIFICATION ET DISTRIBUTION DES ÉTOILES 101 un prisme très aigu À de verre fumé doublé d’un prisme transparent B° de même angle et de même indice qui compense la déviation et la dispersion du premier. On fait glisser la lame plan parallèle ainsi constituée, devant le point lumineux à photométrer, jusqu’à ce qu'il devienne invisible.
Soit E la quantité de lumière incidente; la quantité de lumière
transmise e est :
; | ee bkars,
k est un coefficient qui tient compte des réflexions aux surfaces de séparation; a mesure le pouvoir absorbant du verre fumé, æ son épais-
seur. Quand l'étoile disparaît, on peut admettre que e a une valeur bien déterminée pour, un observateur dans des conditions physiologiques bien déterminées : | l0gE—xlogaloge—logk. : (2) Comparons cette formule à la formule (1); il vient :
0,4m + xlog a — Constante.
De: Autrement dit, disposons les images d'étoiles des diverses grandeurs, F dans l’ordre des grandeurs croissantes, à égalé distance les unes des autres, devant le prisme absorbant et suivant sa ligne de plus grande - pente. Arrangeons-nous de manière que l'épaisseur du prisme diminué quand la grandeur croît. Pour un prisme donné, il existe une équidistance des images telle qu’elles disparaissent toutes à la fois, quand on fait glisser le prisme devant ce système. | 29 — En pratique, on maintient le prisme immobile dans le plan du M réticule d’une lunette méridienne, l'arête: parallèle aux fils d'ascension droiteet tournée vers la droite de l'observateur. On détermine la distance (en temps) de cette arête au fil sans collimation. On attend que par suite du mouvement diurne (il se fait de droite à gauche en raison du
renversement par l'objectif), l'étoile disparaisse. On note le temps 4, de la disparition. On détermine le temps l, du passage à l’un des fils verticaux du réticule. Connaissant la valeur en temps de l'espace dans le plan du réticule, on a ce qu'il faut pour déterminer la position de l'étoile sur le prisme au moment de la disparition.
La grandeur m est liée à la différence L — 1, des temps, par la formule linéaire : ; À
P et q sont des constantes qu'on détermine au moyen de deux étoiles dont les grandeurs sont arbitrairement choisies.
3° — On a proposé l'emploi d'une lame absorbante plan parallèle d'épaisseur variable, constituée par deux prismes identiques A, À,, de verre furhé, glissant l’un devant l’autre : c'est un dispositif bien connu des physiciens; on le retrouve dans les compensateurs de Billet, Bravais, Soleil, Babinet. ;
L'étalonnage de ces appareils sé fait avec un photomètre quelconque. I est beaucoup plus facile avec le second. On éclaire avec une source
d'intensité invariable; on détermine le facteur par lequel il faut multi-
plier l'intensité transmise quand l'épaisseur passe de T, à &,, pratique-
ment quand les deux lames avancent l’une par rapport à l'autre d'un .
nombre connu de millimètres. |
Pour fixer les idées, voici les dimensions d’un appareil du premier système mais employé autrement que nous l'avons dit : longueur des prismes 15 cm.; largeur 2°%,5; épaisseur sur la partie épaisse 5 mm. Le prisme est en arrière de l'oculaire, entre l'œil et le verre de Pœil; il est mobile dans une coulisse. On le déplace jusqu'à ce que l’image. de l'étoile disparaisse. Sa monture porte une graduation. ;
db4. Vision à travers une lunette plus ou moins diaphragmée. 1° — Plaçons-nous d'abord au point de vue purement géométrique.
Négligeons les absorptions par l'atmosphère et dans la lunette, ou -
supposons les invariables.
Posons que pour un œil donné, l'étoile devient invisible quand la quantité Lotale de lumière reçue tombe au-dessous d’une certaine limite. Nous n'avons pas à parler du diamètre de l'image : il est toujours nul pour l’Optique Géométrique.
Soit O l'ouverture (diamètre utile) de l'objectif. La quantité de lumière reçue par l'œil est proportionnelle à O2, La condition de visibilité limite est :
OE,= re Chantier (1)
E, est la quantité de lumière envoyée par unité de surface par l'étoile de grandeur m (surface terrestre normale aux rayons).