‹ Astronomie théorique et pratiqueChapitre 87 sur 437 · Spectre des étoiles. Photométrie photographique. NT · texte numérisé non relu

Spectre des étoiles. Photométrie photographique. NT

1° — Je n’ai pas le moindre désir d'exposer la classification des spectres stellaires. Je rappelle seulement les classes du P. Secchi pour fixer les idées du lecteur. | | Re

Ciasse I. Étoiles blanches ou bleues très nombreuses. Spectfes continus à raies sombres comme le spectre solaire, Les raies obscures métalliques sont rares et faibles; seules sont marquées les raies sombres caractéristiques de l'absorption par l'hydrogène.

Classe II. Étoiles jaunes très nombreuses. Spectres continus à raies noires fines et nombreuses, très analogues à celui du Soleil qui fait partie de cette classe. À | :

Classe III. Étoiles rouges ou orangées, Spectres contenant des raies sombres métalliques et des bandes sombres dont l’arête est tournée vers le violet; elles se dégradent insensiblement vers le rouge. Cela signifie qu'il ÿ à discontinuité dans l'éclat du côté violet de la bande et continuité du côté rouge. Ces bandes sont attribuées au manganèse et au titane.

Classe, IV. Étoiles de faible éclat rouges rubis. Spectres à bandes sombres dont les arêtes sont tournées vers le rouge; elles sont attribuées au carbone. Ces deux dernières classes sont peu nombreuses.

Les découvertes modernes ont rendu cette classification insuffisante ; mais elle suffit.pour notre objet. C’est dans l'étude de l'émission que rentre celle de ces spectres.

© 20 — PHOTOMÉTRIE PHOTOGRAPHIQUE.

I n'existe aucun rapport nécessaire entre la grandeur visuelle èt la grandeur photographique des £toiles; la proportionnalité exigerait une composition identique des spectres. Il est malheureusement très difficile de déterminer les grandeurs photographiques. |

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Ona relié la grandeur »# au diamètre des images photographiées.

Le diamètre 3 du cercle noir augmente avec le temps de pose, et pour un temps de pose donné, avec la grandeur de l'étoilé. En admettant la proportionnalité entre le diamètre3 et l'éclat E, il existe entre le diamètre et la grandeur une relation de la forme (1) :

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Les paramètres a et b sont quasi constants pour une même lunette, une même plaque, une même soirée, enfin un développement de la plaque dans des conditions déterminées.

On a même proposé des formules contenant le temps £ de pose :

m—a— blogs +clogt,

On trouvera dans les Réunions du comité de la Carte du Ciel de nombreux mémoires sur la question: je me garderai d'insister, tout cela étant un beau gâchis, d'intérêt éducatif et scientifique exactement nul. Quelques astronomes ont été Jusqu'à soutenir qu'on peut compenser l'éclat par le temps de pose, de sorte que le diamètre 3 serait proportionnel au produit Ef : opinion d'une fausseté absolue et quasiévidente. En ces matières les incapables (ils pullulent dans nos Observatoires)

trouvent l’occasion de mémoires qui, à défaut d’autres résultats, leur

valent des prix à l'Institut quand ils sont apparentés à des bonzes légumineux. Grand bien leur fasse!

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