L \ VEILLE DES \ 0 C E S
.l'oiililiai (1p racliev le froiil)le de mon Aine; Il le lit, et ses yeux, pleins d'une douée llanime, Pour m'en récompenser l'excitaient tendreinenl, Et mou cœur se perdait dans cet cnclianleraenl. Trti-uii'me eu souriant contemplais mon suj)plice D'un regard à la fois maternel et complice.
Dei-i'HIak (j.av. — Exxai.i jifX'tiqiiPS.
Seulement de temps à autre il levait le rideau roujp pour s'assurer si quelqu'un ne venait pas voler ses morts.
Jii.es Jam\. — 1,'Ane mnrl.
Quand Atar-Gull atteignit la dernière rampe de la montagne, le soleil était déjà levé, et les rochers de la Soufrière projetaient au loin leurs grandes ond)rc-s.
Comme il allait entrer dans une espèce de bassin formé par plusieurs énormes blocs de granit qui entouraient une petite pelouse verte traversée par un filet d'eau, dont le courant se perdait sous de hautes lierbes , il entendit le sifflement aigu d'un serpent, et s'arrêta.
In bruit sourd et précipité lui fit aussi lever la tète, et il vit un .secrelaris ' qui, décrivant dans son
ï Espèce d'ai'jle marin.
vol de larges cercles au-dessus du reptile, s'en approchait ainsi peu à peu...
Le serpent sentit l'inégalité de ses forces, et employa, pour fuir et regagner son trou qui était proche, cette prudence adroite, cette agilité calme qu'on lui connaît.
^lais l'oiseau , devinant son intention , s'ahattit tout à coup, d'un saut se jeta au-devant de sa retraite, et l'arrêta court en lui présentant une de ses c^randes ailes terminées par une protuhérance osseuse dont il se servait à la fois comme d'une massue et d'un houclier.
Alors le serpent se dressa furieux , les couleurs vives et bigarrées de sa peau étincelèrent au soleil comme des anneaux d'or et d'azur... sa tète se gonfla de rage et de venin, ses yeux rougirent, et il ouvrit une gueule menaçante en poussant d'affreux sifflements...
Le secretari.s étendit une de ses ailes, et s'avança de côté contre son ennemi qui le guignait de l'œil , et faisait osciller son corps à droite ou à gauche, suivant ainsi les mouvements et les attaques de l'oiseau.
A un saut que fit ce dernier... le serpent s'abaissa tout à coup, et tenta de le mordre et de l'envelopper. . .
Mais le serrelaris , livrant le bout osseux de ses ailes aux dents aiguës du reptile, le saisit dans ses serres, et d'un effroyable coup de bec lui ouvrit le crâne.