LE D E P A 11 T
Ali ! jVn ]>ci(li'ai la \ie ViW la douleur que j'ai.
E. ScKlBK.
C'était quelque vingt jours après la mort de Jenny, le soleil se couchait, et ses rayons obliques , traversant les jalousies de la chambre de madame Wil, inondaient cette pièce d'une lumière vive et dorée.
Au fond, une femme était couchée dans un lit, soigneusement entouré d'une moustiquaire , et un vieillard vêtu de deuil soutenait la tète de la malade en lui faisant respirer un cordial.
Un nègre , armé d'un long éventail de plumes , chassait les insectes qui auraient pu importuner madame W il.
Car c'était elle qu'une bien affreuse maladie , cau*^ sée par ses chagrins, avait réduite à cet état effrayant de maigreur et de marasme.
Fille ouvrit les yeux... et son premier regard fut pour son mari, l'honnête Wil, qui attachait sur elle un œil attendri et inquiet.
K Je me sens mieux, quoique bien faible, juon