SCÈNE IV
ABNER
Madame, pardonnez si j'ose le défendre 2. 65 Le zèle de Joad n'a point dû vous surprendre. Du Dieu que nous servons tel est l'ordre éternel. Lui-même il nous traça son temple et son auteP, Aux seuls enfants d'Aaron commit ses sacrifices", Aux lévites marqua leur place et leurs offices % 70 Et surtout défendit à leur postérité Avec tout autre dieu toute société.
Hé quoi? vous de nos rois et la femme et la mère, Êtes-vous à ce point parmi nous étrangère"?
1. Il y a dans cette phrase ellipse d'un verbe à un mode personnel, voir Chassang, Gramm. franç. § 1G9.
2. Pardonnez et pardonnez-moi s'emploient absolument comme formule de civilité,
3. Lui-même il forme un pléonasme. — Tracer signifie ici tirer les lignes d'un plan.
4. Enfant est pris ici dans le sens général de descendant. — Commettre, du latin commiitere, ici confier. Cf. même acte, vers 365 :
— Je vous rends le dépôt que vous m'avez commis.