SIÈCLE
que des corsaires ”. Eussent-ils été archéologues * des expéditions de ce genre ne comportaient pas de savantes recherches, et il ne parait pas que les Vénitiens se soient préoccupés d'autre chose que de leur butin ?. Dans cette guerre de seize années les succès
1 On lit dans l’Essai historique sur l'état des Grecs, de M. Villemain : « Les Vénitiens faisaient également une guerre » de barbares; ils saccagèrent Athènes, dont Mahomet lui- » même avait respecté les monuments » (p. 163). On peut dire, pour la défense des Vénitiens, qu’ils n’en eurent pas le temps. En ajoutant qu'ils n’entrèrent même pas dans l’Acropole, on expliquera mieux comment ils n’en saccagèrent pas les monuments.
? Le secrétaire de S. Malateste , qui faisait partie de l’expédition, s'arrête à peine, dans son récit, à la prise d'Athènes, Il décrit les tentatives hardies des Vénitiens pour venger sur mer, en 1464, les désastres de leur armée de terre pendant l’année 1463 ; il exalte le courage du capitaine Jacob Venier, qui s'engage dans les Dardanelles sous le feu des batteries
turques, et poursuit ainsi : « Îl seguente giorno (du mois de
» juillet 1464) tutta l’armata venne a Tenedo. Dopo havendo » havuto licenza di tornare a Venetia, il Generale (Jac. Lore- » dano}), entrù in suo luogo Vettor Capello, il qual prese » Embhro, Tasso e Samotracia e alcune navi di Turchi cari- » che di robe e con gran valore scorse fino ad Athene, il » quale per essere frà terra e havere una rocca molto forte e » ben monita d’huomini e di vettouaglie, non potendola te- » nere, ancor che l’avesse presa, la lascio. » (Lettera d’un segretario del signor Sigismondo Malatesta delle cose fatte in Morea per Maometh IT, page 248 verso, de la collection de
Fran. Sansovino, publiée plusieurs fois aux xvi° et xvu siècles
sous ce titre : Historia universale dell origine, querre et imperio de Turchi.)