Voy. c. VII
2. Nous savons même, par des témoignages antiques, que tous les sculpteurs célèbres avaient sous leurs ordres un peintre habile chargé de peindre leurs oeuvres; plusieurs noms de ces artistes sont parvenus jusqu’à nous.
ENTRÉE DE L’ACROPOLE
confirmé d’une manière positive l’assertion de Vitruve^, au sujet de la cire bleue, cera cœrulea, qu’il indique comme étant la couleur d’usage pour les trigly plies ; les métopes paraissent avoir été généralement rouges La frise de la porte de l’Acropole était une preuve de plus de l’ancienneté de l’architecture polychrome. Au moment de sa découverte, M. Beulé a reconnu sur les triglyphes et sur les mutules des restes de couleur bleue, et sur les entre-mutules des vestiges de rouge; aujourd’hui, on en retrouverait difficilement quelques traces.
Les Romains , avons-nous dit , avaient rasé à la hauteur de 3 mètres environ au-dessus du sol les deux tours B G qui protégeaient l’entrée. Lors de la restauration hâtive, exécutée par ordre de Valérien, on pensa qu’il serait à la fois plus prompt et plus économique , au lieu de relever les tours, d’abaisser le sol et de mettre à découvert les substructions qui descendaient à une assez grande profondeur. C’est ainsi que les tours atteignirent une hauteur suffisante, et que la base du mur qui les réunit se trouva placée environ i'",65 plus bas que celle du mur qui l’avait précédé , et dont l’ancien niveau , probablement par hasard , se trouve justement indiqué sur la nouvelle muraille par le bandeau de marbre noir d’Eleusis dont nous avons parlé.
Les deux tours pyramidaient légèrement. La partie supérieure de ce qui en subsiste aujourd’hui et qui dans l’origine était seule visible est formée d’assises régulières de pierres du Pirée, longues de i"‘,25 environ et hautes de O"’, âO, superposées pleins sur joints. Ces assises reposaient sur une sorte de soubassement formé de blocs de même longueur, mais élevés de 1 mètre. Celui-ci est séparé de l’assise qui le surmonte par une