Beulé. Cours d'archéologie
2. Ce piédestal avait été vu par Cbandler, à peu de distance du temple de Thésée, dans le cbemin qui conduit au Pirée. Il était presque entièrement enfoncé dans la terre, et il fallut le dégager pour en découvrir l’inscription ( Voy. en Grèce. T. II, p. 490).
Nous verrons pourquoi les Athéniens donnaient à Adrien le surnom d’Olympien.
TEMPLE DE THÉSÉE
tier septentrional d’Athènes, dans la cour du ministère des finances, est orné de guirlandes de fruits soutenues par des têtes de lions et de bœufs, et présentant au milieu, d’un côté un aigle, de l’autre un enfant. Ce sarcophage est inachevé, mais l’ensemble en est d’une grande richesse.
Au sud-est du temple, sur un tronçon de colonne, on a placé une Minerve-Victoire, A0-/iva Ntx.-/;, statue colossale sans tête, trouvée à Mégare.
L’intérieur du temple présente aujourd’hui, grâce à la réunion du pronaos et du naos , une salle longue de 16'”, 90 sur une largeur de 6"’, 22. Parmi les nombreuses anticiuités qui y sont réunies dans un beau désordre qui nest point un effet de l’art, nous signalerons : une statuette de Minerve en marbre, dans laquelle, en 1859, M. Charles
Lenormant a cru reconnaître une réminiscence de la Minerve du Par thénon ^ ; un bloc circulaire de marbre cjue ses quatre inscriptions
1 « Elle a un demi-mètre eiiviron .de hauteur. C’est une œuvre de travail romain assez grossier, qui n’a d’ailleurs pas été achevée. La partie posK'rieure do la figure est encore brute, et le bras
indiquent avoii porte une statue , mais qui ayant été creusé avait servi de fonts baptismaux dans le Théseion consacré à saint Georges; plusieurs statues ébauchées ; une caryatide adossée à un pilastre et conservant des traces de peinture; des tombeaux gréco-romains; d’innombrables insciiptions sur des dalles, des stèles et des autels; quelques vases, diverses figurines de bronze , une foule de fragments de toutes sortes ; enfin, sous verre, le fameux bas-relief archaïque, découvert dans l’un des nombieux tuniuli de Valenidesa (^Ici. Chenciie'j , localité voisine de Marathon. Cette figure, où l’on retrouve de nombreux et importants vestiges de peinture , représente un guerrier contemporain des guerres' médiques, appuyé sur sa lance. Sur la plinthe on lit: epaon apis- TOKAEox et plus bas apistionox
Sui le terrain qui s étend au sud-est du temple de Thésée, le peuple giec vient encore, le mardi après Pâques, exécuter une danse appelée le Labyrinthe, que les jeunes Athéniens y dansaient déjà le huitième jour du mois de Pyanepsion (novembre), et que Thésée lui-même avait exécutée à son retour de l’île de Crète ‘A
Le reste de 1 année, cette esplanade est occupée sans cesse par les troupes grecques qui viennent y apprendre la manœuvre, et les échos de 1 Acropole et de 1 Aréopage ne cessent de répéter les commandements qui se font en français, prononcé moitié à la grecque, moitié à l’allemande, mais nullement à la française.
A deux cents pas du temple de Thésée, sur la route de Lepsina,
1 antique Eleusis, se trouvait un grand lion de marbre que les capucins n ont point omis sur le plan d’Athènes qu’ils dessinèrent en 1670 et qui est egalement indique sur le plan de Spon Ce lion, emporté par
droit, ainsi que la main qui le termine, est pris dans la masse de marbre. Les sujets retracés sur le bouclier sont seuls terminés et même avec une certaine finesse. Au reste, malgré l’inexpérience de 1 artiste qui a exécuté cette reproduction, il est possible d’y sentir encore un reflet du grand caractère de l’œuvre qu’il a reproduite. »
Fr. Lenormaxd. Gazette des Beaux-Arts, novembre 1800.
1. Revue archéologique, 1844. U' liv. — H. Hettner. Athen und der Pelopones.
2. « Theseus donc, partant de l’isle de Candie, vint descendre en celle de Délos, où il sacrifia au
temple d Apollo et y donna une petite image de Vénus qu’il auoit eüe d’Ariadne; puis, auec les autres ieunes garços qu il auoit deliurez, dâsa vne manière de dâse que les Déliens gardent encore auiourdliui, comme l’on dit, en laquelle il y a plusieurs tours et retours à l’imitation des tournoyements du labyrinthe. » Pletarqiie. Vie de Thésée.
3. Ces plans sont reproduits dans le curieux ouvrage de M. de Laborde, Athènes aux xv% xvi' et XVII' siècles. T. I, p. 78, et t. II, p. 23.
MÉTROüN.
Morosini le Péloponésien en 1687, figure aujourd’hui à la porte de l’arsenal de Venise, avec celui qui décorait le Pirée qui en avait pris le nom de Porto-Leone.
Monument de Chalcodon. Dans la plaine, sur une butte peu éloignée à l’ouest du temple de Thésée, deux massifs de rocher, portant les ruines d’une chapelle dédiée à saint Anastase, ont fait partie, suivant M. Pit-
Monument de Chalcodon.
takis, du monument érigé au' héros Chalcodon, entre la porte du Pirée et la porte Dipyle. C’est près de là que Sylla praticjua dans la muraille la brèche par laquelle il pénétra dans la ville.
Dans la partie nord-ouest d’Athènes, il nous reste encore à signaler l’emplacement de deux édifices sacrés, dont de bien faibles vestiges sont parvenus jusqu’à nous.
MÉTROüN. En haut de la rue du Sénat (6^oç BouXsur/i'piou) , qui aboutit à l’Acropole en face de la grotte de Pan, est une église ruinée qui portait le nom (ï /fijpapandie. M. Pittakis^ pense qu’elle avait succédé au temple de la mère des dieux, appelé Métroun^. « Ce temple, dit-il, était entouré d’une assez grande enceinte dont quelques vestiges existent encore. On y voyait de nombreuses statues... Dans l’enceinte de ce temple était le tonneau de Diogène. »
M. Pittakis publie diverses inscriptions qu’il y copia sur des piédestaux qui s’y voyaient encore à l’époque déjà ancienne de la publication