‹ Athenes (volume 2)Chapitre 256 sur 276 · LUDWIG I KONIG VON BAYERN · texte numérisé non relu

LUDWIG I KONIG VON BAYERN

i' Les officiers et les soldats de la royale brigade bavaroise à leurs camarades morts en 1833 et 1834.

Terminé par Louis P*’, roi de Bavière. » •

A gauche du monument est un grand cimetière moderne, entouré de murs; à droite, un autre cimetière ne contient qu’un petit nombre de tombes dont plusieurs portent des noms français. Celui-ci est dominé par une chapelle en grande partie creusée dans le roc.

De ce point assez élevé au-dessus de la plaine, ie regard embrasse à la fois la rade, la ville et les forts de Nauplie, et sa campagne verdoyante, plantée de vignes, d’oliviers, de mûriers, d’amandiers, de trembles, de figuiers et de cyprès. Dans le fond, on aperçoit Argos et le mont Chaon.

Le 13 mai, après une nuit abominable [passée sur d’affreux grabats, et pendant laquelle une chasse, hélas ! trop fructueuse, les chants des buveurs séparés de nous par une cloison, des joueurs de billard qui ne cessèrent de s’escrimer sous notre chambre, les miaulements des chats amoureux, les aboiements des chiens, les cris des sentinelles, ne nous ont pas laissé fermer l’œil un instant, et qu’a couronnée, à quatre heures du matin, une fanfare de trompettes avec accompagnement de tambours, nous avons quitté avec joie V hôtel de la Paix. A cinq heures, nous sommes partis de Nauplie dans une calèche antédiluvienne, et, contournant le golfe d’ Argos , nous sommes arrivés en vingt-cinq minutes à une ferme -modèle qui avait été créée par Capo d’Istrias, mais qui depuis a été partagée et affermée à divers cultivateurs. A côté s’élèvent les ruines de Tirynthe, aujourd’hui Palæo-Anapli.

Tirynthe était située dans une plaine, autour de l’éminence qui portait son Acropole appelée, selon Strabon, Lycimnœ; cette Acropole est restée seule, et en vain aujourd’hui chercherait-on d’autres vestiges de cette antique cité dont les fortes murailles sont vantées par Homère ^ et par Hésiode 2.

« La forteresse de Tirynthe, dit M. Petit-Radel est un des monuments les plus remarquables de l’antiquité ; on y a trouvé des constructions moins irrégulières les unes que les autres; ce sont évidemment des ouvrages de divers règnes. J’attribue à Prœtus la plus régulière, et je considère les autres comme devant dater de la fondation de la ville par Tiryns, fils d’ Argus. »

Suivant Pausanias, et dans le langage des anciennes traditions, une ville avait toujours été primitivement fondée par le héros le plus anciennement nommé dans l’histoire de sa ville; mais comme Apollodore,

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