‹ Athenes (volume 2)Chapitre 5 sur 276 · Belle. Acrop, C. L · texte numérisé non relu

Belle. Acrop, C. L

3. Suivant cet oracle, le salut dos Athéniens était derrière des murailles de bois. Thémistocle fit comprendre à la majorité que, par ces mots, l’oracle désignait la flotte, mais quelques-uns s’obstinèrent à rester dans l’Acropole en ajoutant à ses murailles des palissades de bois. Voici quelles avaient été les paroles de l’oracle de Delphes : « Quand l’ennemi se sera emparé de tout ce que renferme le pays de Cécrops et des antres du sacré Cithéron, Jupiter, qui voit tout, accorde à Pallas une muraille de bois qui seule ne pourra être prise ni détruite; vous y trouverez votre salut, vous et vos enfants. « (Hérodote, L. VII, c. 141.) La destruction d’Athènes avait déjà été prédite à la première nouvelle de l’expédition des Perses par un autre oracle de la Pythie : « Athènes, avait-elle dit, sera détruite de fond en comble, tout sera renversé, tout sera la proie des flammes; et le redoutable Mars, monté sur un char syrien, ruinera vos tours et vos forteresses. » Id. L. VU, c. 140.

4. Dans une expédition des Ioniens contre les Lydiens, « le temple de Cybèle, déesse du pays, avait

honteuse de Xerxès, les Athéniens, revenus dans leur patrie, n’avaient pas encore commencé à réparer leurs désastres, quand ils furent forcés de l’abandonner de nouveau. Les Perses, commandés par Mardonius, devenus, dix mois après, une seconde fois maîtres d’Athènes déserte, complétèrent les dévastations commencées par Xerxès, « et, dit Hérodote, lorsque Mardonius sortit d’Athènes, il y mit le feu et fit abattre tout ce qui subsistait encore, murs et édifices, tant sacrés que profanes L » Il est vrai qu’Hérodote semble lui-même se contredire lorsqu’il dit ailleurs que, de son temps (vers 460 avant Jésus-Christ), on voyait encore les fers dont les Athéniens avaient chargé les prisonniers chalcidiens et béotiens, suspendus aux murailles de l’Acropole, en partie brtilées par les Mèdes^. Quoi qu il en soit, il est certain que ce fut à l’époque de la guerre médique que disparurent presque entièrement les murailles de l’Acropole, ouvrage des Pélasges.

Enceinte de ruÉMiSTOCLE et de Cimon. Dès que les Barbares eurent évacué l’Attique, les Athéniens se disposèrent à relever leur ville et leurs murailles. Les Lacédémoniens et leurs alliés du Péloponèse, jaloux du rôle brillant qu’Athènes avait joué dans la guerre des Perses, virent avec peine cette détermination, et envoyèrent une ambassade pour engager les Athéniens à renoncer à leur entreprise. Ceux-ci ne donnèrent d’abord (jue des réponses évasives, puis Thémistocle demanda à être envoyé lui-même en ambassade à Sparte pour en conférer, et avant de partir il

été consumé avec la ville de Sardeâ, et cet incendie servit dans la suite de prétexte aux Perses pour mettre le feu aux temples de la Grèce. » Hébodote. L. V, c. 102.

« Les Barbares, tombant sur l’Attique, dévastèrent la campagne, renversèrent Athènes de fond en comble et li VI ei eut aux flammes les temples des dieux. » Diooobe de Sicn.E, L. XI, ^ II

(I Ne pouvant rien contre les hommes avec le fer, Xerxès s’en prit aux édifices avec le feu. »

JUSTIX. L,. 11 , C. VI.

^ « Les Perses sont réservés aux dernières infortunes, digne prix de leur insolence et de leurs sacrilèges desseins. Ils n’ont pas craint, dans cette Grèce envahie, de dépouiller les dieux, d’incendier leurs temples. Les autels sont détruits; les statues ont été arrachées de leurs hases et brisées en ” Eschyi.e. Les Perses.

« Quant au héraut qui estoit venu de la part de Mardonius, Aristides lui monstra le soleil et lui dit: Tât que cest astre tournera à l’entour du monde, les Athéniens seront mortels ennemis des Perses, pource qu’ils leur ont destruit et gastc leur pais et qu’ils ont poilu et bruslé les temples de leurs dieux. » Peutarque. Aristides.

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