Tite-Live. L. II
Canina. Indicazione topografica di Borna antica.
3. « Les colonnes placées aux angles doivent être grossies d’une cinquantième partie de leur
diamètre, parce qu’il semble que l’air et le grand jour, auxquels elles sont plus exposées que celles du milieu, les mange et les rend plus petites; du moins elles paraissent telles aux yeux, et il faut que l’art remédie è l’erreur de la vue. » Vitri ve. L. 111, c. 3.
KXTÉRrEUR DU PARTIIÉNON
afin que, lorsque se détachant sur le ciel elles se trouvent entièrement noyées dans la lumière, elles ne paraissent pas plus grêles que les autres.
La hauteur des colonnes , compris le chapiteau , est de 10'", 30 ; leur diamètre est de 1"’, 70; celui des colonnes d’angle est de i"’,90.
Le chapiteau, fort simple^, formé d’un seul bloc de 0"‘,916 de hauteur, n’a point d’astragale, et ce membre est remplacé par un anglet qui ne fait que couper les cannelures sans les arrêter.
Le chapiteau est réuni au fût par quatre filets; le tailloir n’a point de talon ; cette moulure eût paru mesquine dans une ordonnance aussi sévère 2.
Les colonnes sans base reposent sur les trois degrés très-élevés qui servent de stytobate à tout le monument^. Sur le degré supérieur, en avant des colonnes, on peut reconnaître au nord, à l’ouest et au sud des traces de stèles ou de petits piédestaux ayant porté des statues. Ces ex-voto ajoutés après coup devaient nuire beaucoup à l’aspect du temple, dont ils détruisaient la majestueuse simplicité.
C’est surtout dans le stylobate qu’est sensible une des données les plus singulières de l’art grec, dont nous avons déjà eu l’occasion de dire quelques mots à propos de l’escalier des Propylées. Aucune des grandes lignes du Parthénon n’est absolument horizontale ; toutes décrivent une courbe plus ou moins prononcée, peu considérable , il est vrai, puisque, sur les 69 mètres de longueur du Parthénon, elle n’est que de 0'",J23, et sur les 31 mètres de largeur de 0‘",072. On ne doit pas s’étonner qu’une déviation aussi peu sensible de la ligne droite ait échappé si longtemps aux regards des innombrables artistes et savants qui ont étudié le Parthénon; mais aujourd’hui qu’on est prévenu, il est facile de constater qu’un objet peu élevé posé à l’une des extrémités du stylobate est invisible pour celui qui place son œil au niveau de sa surface à l’autre extrémité. Il est donc évident que cette surface s’élève progressivement jusqu’au centre, présentant ainsi, en réalité, une ligne convexe.