‹ Athenes (volume 2)Chapitre 54 sur 276 · Voy. la lettre en tète du chapitre · texte numérisé non relu

Voy. la lettre en tète du chapitre

2. Un de ces chapiteaux, avec une portion du fût, est au British Muséum, Elgin saloon, n“ 212.

3. Sur ces degrés, en maint endroit, on trouve gravés par les Turcs des espèces de petits labyrinthes qui leur servaient pour une sorte de jeu de dames.

Cette particularité, signalée d’abord au Parthénon en 1837, par M. Pennethorne, architecte anglais, a été constatée par MM. Hofer, Schaubert, Fuente, Travers, Paccard et autres architectes de tous les pays, et reconnue depuis dans tous les autres temples grecs, et en particulier à celui de Thésée, à Athènes même. Il est donc impossible de voir dans ces courbes l’effet du hasard ou d’un vice de construction , et force est d’y reconnaître le résultat d’une combinaison arrêtée, d’un système profondément réfléchi. Un autre architecte anglais, après une étude spéciale de huit mois (1846-1847) , à l’aide des instruments les plus exacts, les plus précis, a fait de ces courbes le sujet d’un ouvrage où se trouvent notés les résultats de ses patientes et infatigables investigations^. 11 n’est pas facile de se rendre compte de la pensée qui a conduit les Grecs à adopter un système en apparence si incompatible avec toutes les autres règles de l’architecture.

M. Penrose établit, par des raisonnements que la science physiologique appuie de toute son autorité, que l’esprit, guidé par l’expérience, ne cesse de corriger les images que l’œil lui présente. C’est, selon l’auteur anglais, ce travail que les architectes grecs ont voulu épargner au spectateur, en donnant au monument des formes telles, que, dès l’aboçd, elles paraissent, non pas telles qu’elles sont, mais telles qu’elles devraient être. Cette hypothèse nous semble confirmée par un passage deVitruve, qui renferme un précepte dont, jusqu’aux récentes découvertes qui nous occupent, personne n’avait pu comprendre le véritable sens.

(( 11 faut faire, dit-il, la surface du stylobate de telle façon qu’elle ait au milieu une surélévation au moyen de blocs (progressivement) inégaux, car si le stylobate était rigoureusement de niveau, il semblerait à l’œil qu’il creuse au milieu^. »

Ces derniers mots nous paraissent établir de la manière la plus positive la vérité du système de M. Penrose; cependant M. Beulé ne l’accepte

1. Penrose. Principles of Athenian architecture. London. 1851.

2. « Stylobaten ita oportet exœquari, uti haheatper medium adjunctionem per scamillos impures.

Si enirn ad libellam dirigetur, alveolatum oculo videbitur. » Vitr. L. III, c. 4.

Le mot scamillus veut dire ordinairement escabeau, mais paraît désigner ici les blocs rectangulaires qui composent un soubassement et qui ont en effet quelque chose de la forme d’un escabeau. MM. Quicherat et Daveluy {Dictionnaire latin-français) proposent de traduire scamillus par soc/e de colonne.

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