THOMAS COMES DE ELGIN
ATHENIEN. HOROL. D.D.
S.P. Q.A. EREX. G O LL OC.
A.D. MDGCCXIV'.
Il n’eût peut-être pas été impossible d’excuser jusqu’à un certain point les déprédations de lord Elgin, qui pouvait alléguer pour sa défense le désir de sauver d’une destruction prochaine des chefs-d’œuvre exposés chaque jour à la barbarie iconoclaste des Turcs, alors maîtres de la Grèce ; mais comment justifier la brutalité avec laquelle il arracha sa proie , brisant les monuments , souvent même , ainsi c{ue nous le verrons à l’Erechthéion , enlevant des colonnes, des cariatides, sans s’inquiéter de la chute des entablements auxcjuels elles servaient de support, semblable enfin à un sauvage qui mettrait en pièces une précieuse coupe de Cellini , pour s’approprier c|uelc{ues pierres c{ui s’y trouveraient enchâssées? Ce n’est point ainsi c|u’au siècle précédent en avait agi l’ambassadeur de France, M. de Choiseul-Gouffier, qui n’avait rapporté que quelques moulures, une métope et un fragment de frise depuis longtemps détachés du monument.
Frontons. Le sommet des frontons, àsToi, avait pour ornement une énorme palmette , dont on a retrouvé cpelques débris ensevelis aujourd’hui dans une casemate où viennent s’enfouir, au fur et à mesure de leur découverte , les fragments d’architecture que les fouilles mettent au jour pour un moment. Cette palmette était -elle, comme au temple
I. Le gouvernement anglais a depuis envoyé à Athènes la collection des plâtres des sculptures du Parthénon; elle a été déposée dans une petite mosquée voisine de la Tour des vents.