FRONTONS DU PARTI! FNON
d’Égine, accompagnée de deux statues placées comme des supports héraldiques? C’est ce C{u’il est impossible de vérifier aujourd’hui, la partie supérieure des frontons manquant à l’une et à l’autre façade. En revanche , il est facile de s’assurer , par les traces qui existent encore, que les extrémités de chacpie fronton portaient une statue, un griffon, un sphinx, un trépied, enfin une décoration quelconque.
Les sculptures qui ornaient les tympans des frontons n’étaient point des bas-reliefs , mais une réunion de figures en ronde bosse comme au temple de Jupiter Panhellénien dans l’île d’Égine.
Selon Pausanias^, le fronton antérieur représentait la Naissance de Minerve et le fronton postérieur la Dispute de Minerve et de Neptune au sujet de l’Attique^. Or, ceux qui avaient vu le fronton occidental intact, sinon dans ses détails, au moins dans toutes ses masses, avant l’explosion de 1687, sans s’arrêter à l’examen approfondi des sculptures, s’étaient accordés à y reconnaître la Naissance de Minerve, ou plutôt sa Présentation par Jupiter aujo dieux de l’Olympe, et en avaient conclu que, contrairement à l’usage, la façade du Parthénon était tournée à l’occident. Ollier de Nointel , ambassadeur de France en 167li, partagea la même opinion, et les escjuisses qu’il fit faire des figures déjà mutilées de ce fronton servirent encore à accréditer une erreur qu’elles eussent dû détruire^. Stuart le premier reconnut l’erreur, et avança que le