Alcuni basxi-rilievi délia Grecia. In-f'\ Rnma, 1HI
TEMPLE DE THfcSÉE. 199
fort relief que celle du Pai'tliriion. T.es fif!;ures, au nombre de trente, ont jusqu'à ()'". 12 de saillie, et cjnelques membres étaient même détachés du fond, ce qui est en partie cause de l'état de dégradation de ces sculptures. La composition est divisée en liois parties inégales par deux grou))es de divinités assises sur des rochers. Vers le coté sud sont Jupiter. .Union et \linnrve; vers le centre est une déesse entre (hu\ divinités masculines. Derrière la dernière est un héros dont la chlamyde voltige au gré des vents; il tient dans ses mains un rocher (|u'il se prépare à lancer contre son adversaire. Le bras droit de celui-ci étant brisé, on ne peut voii' comment il était armé; de la main gauche il s'elTorce de repousser le coup (jui le menace. IMus loin ou voit un autre personnage, également aux prises avec un ennemi armé d'une pierre dans chaque main. Une cinquième figure est étendue morte à leurs pieds. A la droite de ce groupe sont cinq personnages dont la réunion, selon Stuart, représente un ti'iomphe; en effet, lun d'eux semble être occupé à ériger un trophée. Au delà des deux groupes de divinités, on voit trois ligures au miheu desiiuelies est un cadavre de grandeur colossale; elles sont toutes trois très-maltraitées, mais on y reconnaîl toutefois un combat (riioiiunes ai'niés de pierres contre d'autres honnues armés d'épées et de boucliers. La dimension dr la figure renversée dans le milieu, et les armes des autres ([ui soiil des rocs hors de toute ])i'oj)orlion . ne permettent pas de doutei- (|ue le sujet ne soil la bataille des géants contre les dieux. On peut sui)poser (|u' Apollon. "Racchus. Alars et Mercure sont, ainsi (|n'Herciile. engagés dans laclion. I)en-ière Minei've. à re\li'(''initi' de la h"ise, et à l.i g.iuclie du spectaleiu'. es! un groupe d'ini jeune guen-ier liant les bras d ini captif deniere je dd^; je cas(|ue (luil poile sur sa tète semble in(li(|uei- \|;ir>. \ou> p.uiageons au sujet de ce l)as-reli(d" l'opinion de Leake; elle e>l inlininieiil |)lus d'accord a\('c la coniposilion (|ue celle de Stuart (|ui voudrait y r(M'onnaîlr(^ la bataille de Marathon, au inoment où le spectre de Tli/'sée coinbal pour !('■- \1lii''niens.
Le bas-relief de la frise; du j)Os(l< uni . composé seulement de \ ingt figures, re|)résente le combat des Centaui'cs et des Lapithes. Thésée est le seul (|iii ait i'en\ei'S('' son antagoniste, Micon axait l.iit en l'axeur de ce Ik'I'os la nniiic e\ceplion dans ime peinliu'e de la nuu'aille de la cella. peiutiu'e dont nous parlerons bientôt, (hi recoimai-^sait au^sj dans le basrelid (',(i'ii('ir>. (|ui. ayant l'ecii de Neplime le don d (~'lre iii\ iihHM'able.
fut accablé sous les arbres et les rochers que les Centaures amoncelèrent
sur lui ',
Sous le i)ortique, au-dessus des deux frises, régnait un ornement peint dont on ne volt plus guère de traces.
Le pinceau avait, aussi bien que le ciseau, concouru à la décoration du temple de Thésée, et trois de ses parois avaient été enrichies des œuvres de Micon et peut-être de Polygnote. Suivant M. Raoul Rochette, ces peintures auraient été sur bois et encastrées dans la muraille. « TM. Thiersh m'écrit, dit-il^ qu'au-dessus d'un socle de marbre blanc qui règne dans tout le pourtour de la cella jusqu'à une certaine hauteur, il se trouve un renfoncement dans la paroi d'un demi -pouce de profondeur, lequel se termine, à une élévation d'environ quinze pieds, par une frise du môme marbre et de la même saillie que le socle 2. »
C'est dans ce renfoncement que M. Raoul Rochette veut encadrer des panneaux de quinze pieds de hauteur qui, n'étant pas fixés par des clous, puisque lui-même reconnaît qu'il n'en reste aucune trace sur la muraille, eussent dû nécessairement avoir une épaisseur de plus d'un demi-pouce, sans compter qu'il eût fallu les assembler par derrière au moyen de barres qui eussent encore beaucoup augmenté l'épaisseur. Bien plus, le renfoncement en ({uestion est à peine sensible et n'atteint pas même cette profondeur si faible d'un demi-pouce. L'hypothèse du savant antiquaire nous paraît donc absolument inadmissible ; du reste elle n'était point venue à l'esprit de INL Thiersh lui-même, qui avait seulement supposé, et cela au moins avec quelque vraisemblance, que le renfoncement qu'il avait observé avait été rempli par le stuc destiné à recevoir la peinture. Cette dernière opinion avait été partagée j)ar MM. Ott. Mûller ^ et Letronne^; cependant il en est une troisième que nous serions plus porté à admettre. M. Beulé croit (ju'ayant à leur disposition une matière aussi belle, aussi fme que le marbre dont le t(Miiple est construit tout entier, l'arlisle a dû peindre directement sur sa surface polie, et (jue, si aujourd'hui la niiu'ailh; est creusée et légèrement raboteuse, si l'on y trouve quelques traces de stuc, on doit y voir l'œuvre