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MONUMENT CIIORAGIQUE DE LVSICRAïE. 273
il manque ciuclques pailics, et les deux derniers sont remplacés par des murs modernes en maçonnerie. En haut de chaque panneau, entre les chapiteaux, étaient sculptés en bas-nlii'l' deux trépieds en forme d'autels portatifs ^.
L'intérieur du monument, n'étant pas destiné à être vu, n'a jamais été raraU', les chapiteaux n'y soiil (|ii(' massés, et les colonnes, ayant toujours été engagées, ne sont point cannelées en dedans. Le réduit circulaire que contient l'édiculc n'avait d'ailleurs que 1"',84 de diamcMre, et aucune entrée n'avait été ménagée-. Si on y a pénétré autrefois, ce n'a été {[u'en brisant un des panneaux dans l'espoir d'y découvrir un trésor -^
La partie supérieure du monument accuse dans son auteur plus de goût que de science, plus de tendance à la richesse, à l'élégance, c{ue de respect pour les règles de l'art; aussi a-t-on pensé, et selon nous avec raison, que cet édicule est l'œuvre d'un sculpteur plutôt que d'un architecte. M. Pittakis ayant trouvé dans le voisinage un fragment de marbre portant les mots ni'.vEiTEAHs EnoiHiEN', u Praxitèle a fait, » croit pouvoir en conclure que cet illustre sculpteur fut l'auteur ou l'un des auteurs du monument de Lysicrate ; mais cette conjecture aurait besoin d'être appuyée sur des preuves plus solides et plus concluantes. M. Pittakis n'a point indiqué à r{uelle partie du monument eût dû appartenir l'inscription, (|ui d'ailleurs a pu tout aussi bien faire partie de ciuelque autre œuvre de Praxitèle, telle par exemple que le Satyre C{ui se trouvait justement dans i;i iiie des Trépieds ^.
l/architrii\(j cl la IVisc du nioiiuuioiil de L\>ici-alc étaient (fuii seul moi'ce;iu de marbre évidé en forme de couroimo. haut de G'", 58. sur