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une autre tradition, ce lut en l'u\eur d'Oreste que le piemiei' jugement fut rendu sur cette colline déjà consacrée à Mars et à Minerve ^
M. Pittakis pense que l'Aréopage dut faire paiiie de l'Acropole, et que leur séparation est le résultat de (pielque tremblement de terre dont les hommes n'ont pas conservé la mémoire; s'il est impossible de constater la vérité de cette conjecture, il est au moins certain que la constilution des deux rochers est identique, et (pie tous deux sont formés d'un même calcaire blanc et rouge d'une grande dureté.
Le rocher de l'Aréopage est peu élevé; long et étroit, il s'étend de r ouest-nord-ouest à l'est-sud-est; escarpé de toutes parts, il est presque inaccessible, et on ne pouvait y monter que par des escaliers taillés dans sa masse même.
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A\aiil (Tell \isiter le plalcaii (|iii. du i'(>ste. ne nous ollrira L:,ii(''n' {|U<' des souvenirs, nous terons le tour (\r sa base, en coninicncanl par l'extrémité nnrd-cst et en suivant l(^ cnlé sept(Mitri(Hial.
Nous trouNons d'abord pn''s de deux gros blocs d(''lacli(''s du l'ocher. et an-dessous d'une caverne, la iiunaillr ni<''ii(lionale el les restes de l'abside d'une église construite en pierres el en l)ii(|iies, et placée auliv-
1. t)ii trouve iiit'iiKi dans quolques antriii-s riiidiraiidu ilr trois ju^ciiniiis i|iii auiaii'iii pr.i-i'.li' celui d'Oreste; d'abord, celui d'Halirrliotius, puis relui de Cépliale, aerusé d'avoir tué sa fonimc Procris, et enfin celui de Dédale qui, jaloux des découvertrs de son nevi-u Talu>i. l*;ivait précipité du liant de l'Acropole.
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fois sous l'invoration de saint Denis l'Aréopagile L Là aussi existait riiabitation de l"arelievéquc d'Athènes. L'église, (jni n'('tait dt'jà (iirini monceau de ruines au temps de Spon et de Wheler, et rarchevêclié lui-même, furent démolis par les Turcs, qui en employèrent les matériaux à la construction de la mosquée voisine du portique d'Adrien. Un puits, aujouid liui conil)lé. passait poiu' avoir doimé asile à saint l^ml pendant un joui'. Du palais archiépiscopal il ne reste, en avant de l'église et sur le penchant de la colline, que trois petits massifs de construction en blocage et une dalle de marbre à moitié enterrée 2.
A l'extrémité occidentale du mur de l'église et à droite de l'entrée de la grotte, on voit une niche ruinée ({ui avait été creusée dans le roc. Un peu plus loin, vers le milieu du côté septenti'ional et de la iiauteur du rocher, on voit entaillé un siège en hémicycle ayant pu recevoir de huit à dix jiersonnes -^ En avant de ce siège, le rocher est coupé à pic, un gros bloc qui formait esplanade s'étant détaché.
C'est c{uelques pas plus loin que l'on retrouve assez difficilement de faibles restes d'un escalier taillé dans le roc, indi(|ué sur le plan de J.eake. Le rocher à droite de l'escalier avait été coupé verticalement; à gauche, il présente l'indication d'un renfoncement ayant du contenir une grande dalle de marbre portant une inscription. C'est en haut de cet escalier qui dèci-ivait une courbe serpentine, et par lequel on croit (jin' ninnlaicnl les accusés, cpie l'on pense reconnaître l'emplacement du célèbre tribunal dans les traces de plusieurs salles entaillées dans le roc.
Continuant le tour de la base de l'Aréopage, on trouve à l'angle nordou(>st quatre marches parfaitement conservées qui terminaient l'escalier; elles ont 0"'.8() de long. ()'".3i2 de large et 0"',22 de hauteur. Partout
1. Saint J)eiiis rAn/opagite ('tait riin des juges de rAréopago lorsque saint Paul y parut. Il se convertit, devint le premier évêque d'Atliènes et soutTrit le martyre vers l'an '.'5.
« Paul, se tenant au milieu de rAréopage, dit : Je vous vois en tout les plus superstitieux des liomnics.
« En passant, j'ai vu vos idoles, et j'ai trouvé aussi un atitel sur lequel était écrit: Au dieu inconnu. Celui que vous adorez sans le coniuiître, c'est celui que je vous annonce...
■ Et (pielques hommes, s'attadiunt à lui, crurent en sa parole, et, parmi eux, Ueuis l'Aréopagile, iiiir fniiuH' uonum'e Daniaris et quihpies autres. »
Arles ilrs Apôlres. C. WII, v. 23, 24 et 25.
2. Avant la guerre de riudéjx'uilauce, les étudiants d'Athènes se réunissaient dans ces ruines |)our faire des repas: en 1820, ils en furent chassés à coups de pierres par les Turcs; ils jurèrent de s'en venger, et, l'u ix-jj, hi iM^olutidn (•(uiunrnraii.
•'î. M. l'itlaki'i ji;nlr dr trois sièges du nirnie genre; reiui-ci seul est reconnaissable.
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lo roclier, dans sa ])artio occidentalo, porte les traces du travail humain; mais il serait hicii (liHicile. pour ne pas dire impossible, d'en comprendre la desliiiation. De ee coté se trou\e une grande caverne, et adroite de celle-ci le rocher, taillé verticalement sur une large surface , semble avoir dû recevoir une décoration architecturale. A côté est un second renfoncement plus profond et moins large, dont la paroi présente les trous de scellement des poutres (pii y avaient été fixées. En avant, hi colline descend par un plan incliné vers la vallée (jui la sépare du Pnyx.
Kiilin. au sud de l'Aréopage , nous trouvons un escalier assez bleu conserv('' ' ; il était composé d'une vingtaine de marches de 2 mètres de longueur taillées dans le roc. dont la paroi verticale s'élève jusqu'à 1"\30. On croit que cet escalier est celui par lequel descendaient les accusés absous par les aréopagites. C'est à peu de distance que devait se trouver le temple de Mars, entre l'escalier et l'Odéon.
Le sommet de l'Aréopage présente une esplanade inégale, oîi l'on reconnaît partout des espaces creusés et aplanis cfue durent surnioiiliM' des constructions , dont les derniers restes ont disparu depuis longtemps. A l'extrémité du plateau voisin de l'Acropole, un rocher saillant et grossièrement équarri ]:»orte les traces d'un autel, peut-être celui (ju'Oreste éleva à Minerve Àreia, ÀO'/fva Àpeià, après son absolution.
L'esplanade est de peu d'étendue, et on a peine à comprendre iiue les Amazones aient \m y asseoir leur canij) lorscprelles envahirent l'Atti(|ue au temps de Thésée-. Ce fut de ce sommet, le plus rapproclu' dr l'Acropole, que les soldats de Xerxès commencèrent l'attaque de la citad(>lle ^.
Le tribunal de l'Aréopage était le plus anciiMi et W plii> (•(•Irbrc do tril)unau\ d'Athènes. T>a date de son établissement est iucei-taini'; (iiid- (jues ;uiteurs eu font homieur à (^('crops; (r;iulivs ik^ s(^ r('|)i>i'tciit (|u aux temps (|ni ont suivi la guerre de Tnii»'; d'autres culin. IcUiinc (:i(Vt..ii '.