‹ Athènes (volume 3)Chapitre 197 sur 234 · Voy. la vignette, p · texte numérisé non relu

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i'. » C'est sur cette colline <[w: les Amazones, jadis lix.'iviit Inir s.'jonr d leurs tontes, lorsque, pleines de courroux contre Thésée, elles uttiuiuèrunt la \iile, n(iii\ellc encmv, et ;\ ses liantes tours opposc^rent des tours cnnemi(>s. » Ksciivi.i;. Les hjiiiimidrs.

.i. .< Les Perses assirent leur camp sur la enlline (p.i est vis-tVvis de la cil^ulelle et (pie les Athéniens appellent Aréopage, et en lircnt le sié-e de cetie manière. Ils tirèrent o.utr.' les l>arrirade> des flèches garnies d'étoupes auxquelles ils avaient mis le l'eu. >. llniDmnK. !.. MU. ■ . .>'..

i. " La iiloirc de Thémistoclc est certes trés-lé-ilime; le nmu de ce ;;rand cai)itaine eM même plus illustre que celui de Solon. On cite avec éclai la vin.wre de Salamine. uu l.i met au-dessus de

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ralliibiR'iit ;i Soloii. (les derniers sont évidemment dans rerrenr. et il est hors de doute que cette institution est bien antérieure à la législation de Solon. qui ne lit qu'augmenter son importance en attiihnant à l'Aréopage certains pouvoirs judiciaires et politicjues qu'il n'avait jamais possédés jusque-là^.

L'assertion la plus généralement admise est que l'Aréopage fut établi ])iun- juger Oreste. ([ui , non content d'avoir été purilié selon les rites religieux a])ivs le meurtre de sa mère, dut encore, par ordre d'Apollon, se soumeltre à un jugement-.

C'est ce jugement qui a fourni à Eschyle le sujet des Euménides , troisième partie de sa grande trilogie, intitulée FOrestie. Poursuivi par les Furies, malgré ses expiations, Oreste s'est réfugié sur l'Aréopage, et, embrassant la statue de Minerve, demande à être jugé-"^. La déesse

l'établissement de l'Aréopage, création du sage législateur; et cependant l'œuvre de Solon n'est pas moins admirable que l'exploit de Thémistocle. » De Officiis. L. I, S 2-.

1 . « Si voulut Solon que la cour souueraine de l'Aréopage eust l'auctorité et la charge d'enquérir de quoi vu chacun des habitants viuoit, et de chastier ceux qu'elle trouueroit oisifs et ne rien faisans. )i Plutarque. Vie de Solon.

Périclès, au contraire, s'efforça d'affaiblir l'autorité de ce tribunal dont il n'était pas membre, <; pour ce c[u'il ne lui estoit onc escheu par le sort d'être ni préuot annuel {arrliotile), ni conservateur des loix itliesmotltète)., ni roi des sacrifices [archonte-roi)., ni muistre des guerres [polémarque;, qui est03ent ofiices lesquels de toute ancienneté se créoyent par le sort; et ceux à qui le sort touchoit, s'ils s'estoyent bien portés en l'administration de leurs magistrats, montoyent et venoyent à estre du corps de la cour d'Aréopage. Périclès donc, ayant acquis grand crédit et grande auctorité entre le menu peuple, embrouilla tellement ce sénat d'Aréopage qu'il lui fist oster la conoissance do plusieurs matières. » Pu tarqle. Vie de Périclèx.

« Ephialte et Périclès abaissèrent la puissance de l'Aréopage. »

Aristote. /'()/(/. L. U.

A partir de ce moment (149 ans après Solon), l'Aréopage ne fut plus ([u'un tribunal chargé exclusivement de prononcer sur les crimes entraînant la peine de mort.

2. « Apollon : Tu iras dans la ville d'Athènes, où tu auras à rendre compte de ton parricide aux trois Euménides. Les dieux seront juges du procès et rendront leur sentence dans l'Ai'éopage où tu dois triompher. » Euripide. Oreste.

3. (( Puissante Minerve! c'est l'ordre d'Apollon qui m'aniène. Reçois avec bienveillance un malheureux persécuté ([ui n'est plus impur, dont les mains ne sont plus souillées. Le meurtre est expié; bien des temples m'ont déjà reçu; bien des mortels m'ont salué au passage. J'ai traversé et la t^rre et les mers, fidèle aux ordres fatidi(iues de Loxias *, et je viens, ô déesse! vers ton temple; j'y reste, j'y attends ma sentence. »

' Loxias, qui rend den oracles obscurs, surnom d'Apollon.

Macrobe {Satuni. L. V, c. 22) cite deux passages d'une autre tragédie d'Eschyle, aujourd'lmi pi-rdup, Ifs l'nires, où se retrouve ce môme surnom d'Apollon. «I II faut partir le plus tôt possible, car voici les oracles que ,Iui)it<'r dicte à Loxias... «•

Ta'jxa. YŒp itaîTip

Ztùî l^xadUl AoE'.» OtarlT|iOTef.

' Jupiter est le père propliétique de Loxias. »

ARËOPAC.E. ni

apparaît; Oreste expose sa défense, les Furies raccusent et refusent de lâcher leur proie. C'est alors (|ue Minerve, ne voulant [joint in-ononccr elle-même, dit : « Je vais prendre des juges du meurtre, les lier par le serment. foiuhM- un tribunal qui dure à jamais. » Ce Irihinial. c'est celui de l'Aréopage qui << doit être à jamais l'arbitre d'Athènes... Ce tribunal imprimera toujours aux citoyens le respect et la crainte ^. L'homme n'osera plus commettre l'injustice, le jour ni la nuit... Ayez donc, ajoute Minerve, pour ce tribunal uwr crainte respectueuse. Ce sera le rempart de votr(^ P^w*^ le salut d'\thènes, une magistrature comme n'en possède aucun peuple an monde, ni les Scythes ni les habitants de la terre de Pélops. Incorruptible, vénérable, sévère, sentinelle éveillée même ciuand la cité dort : tel sera ce nouveau tribunal. Ce qne je viens de dire à mon peuple, c'est ce qui doit être dans l'avenir-. »

L'absolution d'Oreste est prononcée, les voix des juges s'étant également partagées^.

u r.a fin de cette cour de justice, dit Chandier ^. n'est pas moins obscure que son origine qui néanmoins remonte bien certainement à ranti([uité la plus reculée. Ce ((u'il y a de sur à cet égard, c'est (|ue du temps de Pausanias elle existait encore, ainsi (jue les autres magistratures; mais rien n'est moins constaté (|iie le t<^rme de sa durée après cette

1. « Pisistratus g;anla liii-inrinc iiuiiolablenient et fist garder à ses amis les loix de Solon; tellement qu'estant ajjpellé imi instice deuant la cour d'Aréopage pnur un meurtre, lors(|u'il e~.loit ia tyran, il se présenta furt medestement (lour respoiidre aux eharges qu'on lui mettoit sus ut s'en iustifier; mais Paccusateur ne poursuiuit pas. •> Plitm'.oii;. Vie de Solo v.

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