‹ Athènes (volume 3)Chapitre 198 sur 234 · Eschyle. Euménkles, passim · texte numérisé non relu

Eschyle. Euménkles, passim

:$. " Apollon m'envoya à Aliièues pour sul)ir le jnfiemcnt des déesses (|ui; l'on craint de nommer. Là, en effet, se tient ce tribunal révéré auqu(d .lupiter soumit jadis le dieu Mars pour avoir souillé ses mains dans le sang... Oua-.id jr fus arriva' sur la colline de Mars, je me plaçai sur un des sié;;cs, et la plus vieille des Furies prit lautrc Apolhui, l'ioutant et répondant i\ l'acrusation de parrii-iili', me sauva par son témoignage; Pallas compta les sutïrages recueillis de ses propres mains; JK strouvèrent égaux des doux côtés, et je sortis absous de cette accusation capitale;. ■■

EtniPiDK. I]>hi[iénie vu rtiiiriilr.

« Il est h Athènes une Cdllim' ipii porte le nom d'\rès, où uni' pre:nirrf fois les dieux ont pris l)lace i)oui- (loniui- Iimii- suIVrage sur le sang du meurtre, aliu-^ <[w le cruel Ares, irrité de la violenci' impie faite à sa tille, tnu Halirrliotius, fils du roi iU' la nur. Depuis ce temps, le Jugement de ce tribunal institué par les dieux est saint et infaillible. C'est là, o Oreste! que tu dois subir lo jugement du meurtre que tu as commis; mais des sulTragcs égaux d' ii;ut it .l'autre te sauveront et te d'^rnberonl ;i l'arrrl dr mort; r;ir \iiii!l(iii, ilmii l'orarli' i';> <-ouiniaii(l'' le no'urtre de t;i mère, se chargera lui-même de ton crime, et ce sera dans l'avenir une loi recuniue (pie l'égidilé des sutTraue^ doit toujours absoudre l'accusé. » I'miiimio llnirr.

l. Vofinrips en (în)<i\ T. Il, p. i-l'?.

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doi'nirre (''p()(|ii('. Cepeiidaiif. un aiiteui' (jui vivait sous les empereurs ïiîéodose le (Iraiid et son petit-llls (Tliéodose 11) parle de ce tribunal qui ne subsistait plus alors. »

Ajoutons qu'il fallait que dans la seconde moitié du iir siècle l'Aréopage eût conservé, au moins en jiartie, son éclat et sa renommée, pour que l'emperem' Gallien, qui déjà s'était fait recevoir citoyen d'Athènes, ait tenu à honneur d'obtenir les titres d archonte et d'aréopagite^.

Le nombre des membres qui composaient l'Aréopage est fort incertain ; si les renseignements que nous fournissent sur ce point les auteurs anciens sont contradictoires, on doit en conclure seulement que ce nombre varia et ne fut pas le même à toutes les époques. Nous trouvons en effet indiqués les nombres de 9, de 31 et même de 51, sans compter les neuf archontes-, (fui chaque année étaient ajoutés aux aréopagites •'^. Enfin, quelques historiens prétendent même que le nombre des juges était indéterminé .

On n'appelait à l'honneur de siéger à l'Aréopage que les hommes les plus recommandables par leurs mœurs et leur intégrité'^; un simple soup-

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