Trebem.rs Poi.i.ion. Les Deux Galliens. C. H
2. Les archontes, àp/ov-cî:, étaient les principaux magistrats d'Athènes; ils entraient en fonction au mois àliécalombéon (juillet). Cette dignité fut d'abord perpétuelle et concentrée dans la famille de Codrus, après la mort duquel elle avait été instituée; en 75i avant J.-C, sa durée fut restreinte à dix années ( Vei.lkils P.VTEncirAs. Hist. rom. L. I, c. 8), et enfin, en G8i, elle devint annuelle et fut partagée entre neuf Athéniens choisis, par l'assemblée du peuple et le conseil des cinq cents, parmi la noblesse, les Eupatrides, puis, après Selon, parmi les plus riches Athéniens; enfin, une loi portée par Aristide (THicYDinF.. L. 11, c. Tt) permit do les prendre indifi'éremment dans toutes les classes de citoyens. Plutarque [Vie d'Aristide C. XXII) nous a conservé le texte même de cette loi: K Ko'.v/jv EÎvai tviv TTo/iTîîav, -/.ai xoù: âpyov-ïa; ê? 'AOvivaîwv Tiâvxwv aipEÎTOai. Le gouvernement est comnnin et les archontes sont choisis parmi tous les citoyens d'Athènes. » On vit même, à l'époque de la décadence de la puissance athénienne, des étrangers admis à siéger parmi les archontes. Le premier archonte était nommé éponyme, èTOÔvy|j.o; , parce qu'il donnait son nom ;\ l'année. « Cette (lignite, dit Plutarque [Vie d'Aristide), était réservée aux familles les plus opulentes et qui composaient la classe des citoyens appelés pentacosiomedimnes (7i£VTaxoato[j.£5i[j.voi, qui ont un revenu de .MX) medimnes). » Le second était Vardionle-roi, (îaTiXsv:, chargé du soin des sacrifices confiés jadis aux rois. Le troisième é.taitlc polé marque, nolé^xaçiyo-, qui avait l'adniiiiistiation militaire; enlin les six autres portaient le titre de thesmothètes, 6£(T[j.o8£Tai, ou législateurs, parce qu'ils étaient chargés de la promulgation et de l'exécution des lois (Poi.t.rx. Onomast. L. Vni, c. 8). A l'expiration de leur charge, les archontes, à moins d'avoir démérité, étaient de droit membres de l'Aréopage. Leur conduite ne devait pas être moins irréprochable que celle des aréopagites; il y avait peine de mort contre erlui (|ui était surpris en état d'ivresse. ( Dioi;. Lmut. In Sal.)
:\. Poi.i.ix. 0/)o»HasL L. VIII, c. 10.
•4. <i Mais, Périclès, dit Socratc, l'Aréopage ne se composo-t-il p:is d'hommes clioisis et éprouvi's? — C'est vrai. — Eh bien! connais-tn un tribunal qui soit plus digne, plus honorable, plus écpiitable dans ses jugements, jjjus estimable pour tout le reste'.' »
Xknophon. Menu sur Socrale. L. 111, c. ^.
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çon d'intempérance suffisait ])()iir onipèclier ladinission iVuw citoyen*, de même que la moindre tache pouvait motiver son exclusion 2. |,;i Iimuic des aréopagites devait toujours (Mre décente et grave; le rire Irur était interdit comme une marque de légèreté de caractère -^ et la plus grande discrétion Imu' ('lait ordonnée'^; enfin l*lularque^ nous apprend (|u'il ne leur était pas même permis de composer des comédies. Il iiiMait j)as jusfju'à leui' cœur qui ne lut soumis à un sévère contiol(\ cl I "un d'o[\\ fut exclu pour avoir étoufïé un oiseau qui s'était réfugié dans son sein^. On pensa (|u'un lionniie inaccessible à la pilié ne pouvait sans danger être appelé à prononcer sur la vie de ses semblables.
C'étaient en ellét les accusations capitales cjui surtout étaient |)ortées devant l'Aréopage, et ce tribunal fut le premier à Athènes f|ui eut le droit d'appliquer la peine de mort "^ . Devant lui com])araissaient les meurtriers . les empoisonneurs . les incendiaires , les sacrilèges , les traîtres, les transfuges.
Plus tard, ainsi que nous l'avons dit, Solon étendit les attributions de l'Aréopage; il fut même, dans certains cas, investi du pouvoir d'annuler le jugement rendu par les assemblées du peuple. lors(|u"il lui semblait qu'un coupable avait été acquitté; il devint de droit le tuteur des orphelins aux({uels il faisait donner une éducation conforme au rang (luils étaient appelés à occuper dans la républi([ue ^; il fut chargé de punir l'ivresse^; il exerça une surveillance sui- les mœurs du peuple et surtout de la jeunesse, chacun de ses membres ayant droit d entrée et d(> contrôle dans toute réunion ])ubli(|ue et même pri\('(^ '". L'Aréopage prononçait sur toute contestation i-eligieuse. punissait le blasphème et l'irrc'-
1. (i Les membres de rAréopage refusaient d'admettre parmi eux un lioin jui avait ilini' dans
un cabaret. » HvPKivmF.. C. Patrucle, ap. Atiikn. Ociiinox. L. XIII.
2. Il paraît ([uc, dans les derniers temps de la prospi''rit('' d'Atlu^-ncs, on ne s'i'Uiit (pic troj) n'iâclu' de cette rigiditi', car, des la lin du n"" avant J.-C, un sénateur de l'An'opai^c, Udunui'- (l\lli<>n, ne rougissait pas d'être le parasite de Phryné. (Voy. Atiii-.\kk. Driinios. I.. MU.