‹ Athènes (volume 3)Chapitre 208 sur 234 · PNYX · texte numérisé non relu

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et son opinion avait été adoptée par Barthélémy et Barbie du Buca^'-e, dès la fin du siècle dernier ' .

Derrière la tribune, au-dessus et à 30 mètres eu ariieie. ou trouve un autre rocher taillé aussi verticalement sur une moindre largeur, et sur une hauteur de 2"\ 50 seulement dans la partie la plus élevée; il présente au nord un petit escaliei-, et au sud une niche (jue M. Pittakis pense avoir contenu la statue de Jupiter, devant laquelle on sacrifiait, avant de délibérer de jeunes porcs, dont le sang arrosait le lieu d'assemblée, cérémonie qu'on nommait */.aOap[za, purificalio)). ou irepiçia, lustrât ion -. La longueur de la partie conservée de cette seconde muraille de rocher est de 37 mètres.

C'est l'espace oblong compris entre cette paroi et celle de l'ancien Pnyx qui paraît avoir formé celui de Thémistocle. Cette supposition, adoptée par Leake, nous semble, malgré le peu de commodité que devait offrir ce nouveau \mi de réunion, être plus qu'aucune autre d'accord avec les témoignages de l'histoire.

A l'extrémité occidentale de cette esplanade rectangulaire fort allongée sont les restes de la tribune, espèce de grand piédestal réservé dans le roc, long de 3'". 30 et large de 3 mètres, qu'entourait un soubassement régulier, encore visible, large de 0'", 80. Détruite sans doute par les trente tyrans plutôt c^ue par les siècles, la tribune ne conserve plus qu'une hauteur de 0"', 50.

En avant du centre de la paroi du rocher du Pnyx de Thémistocle

1. « Ju ne conçois pas, dit Stiiart, coumieiit, ainsi que le dit Lucien, lu Justice assise sur la colline de l'Aréopago, en face du Pnyx, aurait pu voir venir Pan qui sortait de sa grotte, située sous l'Acropole, puisque, dans l'hypothèse de Chandler, elle aurait tourné le dos à ce dieu. »

Cette objection aurait certainenieut une grande valeur, si le texte de Lucien disait exactement ce que Sjuart lui fait dire; mais il n'en est rien. Mercure, arrivant dans l'Attique avec la Justice, s'arrête sur l'Aréopage : « Tu n'as, dit-il à la Justice, qu'à t'asseoir ici (iuql<iue part sur cette colline et regarder du côté du Pnyx, en attendant que j'aie proclamé les oidres de Jupiter. Moi, Je vais monter à l'Acropole pour convo(iucr le peuple d'un lieu d'où il puisse facilement m'enl''ndre. Mefcure, répond la Justice, ne t'en va pas avant de m'avoir dit quel est ce personn;i[;e qui vient au-devant de nous; il est cornu, porte une syrïnx et a les deux jambes velues. — Mi;ucini;: Comment! tu ne reconnais pas Pan? » Llxien. La Double Accusation.

On voit que dans ce passage rien n'indique que, dans ce moment, la Justice se soit déjà assise, comme Mercure l'avait invitée à le faire pendant son absence; il est mCme probable que. dans la pensée de Lucien, elle reste debout, puisque immédiatement elle entame un dialogue avec Pan qui se présente devant elle.

2. AniSïOPii. Les Arluirnk'ns et les lltminuKeuses. — EstiiiM . In I innirr.

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sont, sur l(> sol. les ti-aces d'iiii ('dilice dont lo plan scinbhM'ail otrfM-olui d'uiK^ sorlo d(> temple, avec son pronaos. Trois trous ronds, de ()'". l/i de diamètre, creusés dans le rocher, sur la limite occidentale de son enceinte, paraissent avoir reçu des poteaux dont la destination serait ditTicile à déterminer. Je croirais volontiers cette construction postérieure à répociue où Ton en revint à l'ancien Pnyx; car sa présence eût encoi-e diminué l'espace déjà si restreint destiné au peuple dans- le Pnyx de Thémistocle. Les citoyens n'avaient même pas ici, connue à l'ancien Pnyx, la ressource de prendre place sur le sommet du rocher; car, à partir de ce sommet, la colline descend vers le sud-ouest, oîi bientôt elle est coupée par des restes assez considérables de l'ancienne muraille de la ville, composée de blocs de grand appareil en pierres du Pirée.

CoLLixE DE Musée. Cette colline fait suite à celle du Pnyv. dont elle était séparée, ainsi c^ue de l'Aréopage, par une vallée qu'occupait un des quartiers les plus populeux d'Athènes, celui que sa position avait fait nommer Cœlcj> -/.oH-n, le creux. Là, entre le Pnyx et le Musée, se trouvait la porte Mélitide. dont l'emplacement est indiqué par la petite église de ^\ Dimitrl Lontbardhari.

La colline doit son nom à \m disciple d'Orphée,. au poète Musée, fils d'Antijihème, né à Eleusis, (|ui vivait au \uf ou au viv*" siècle avant Jésus-Christ, et moiirul dans une extrême vieillesse en ce lieu où il fut inhumé 1. Ses ouvrages étaient presque tous perdus dès le temps de Pausanias, et on ne possédait plus de lui (fu'un hyunie à Cérès-. Nous avons vu que son portrait était au nombre des peintures que l'on conservait dans la Pinacothèque des Propylées.

Démétrius Poliorcète qui, après avoir délivré Athènes de ses tyrans, voulut y dominer à son tour, avait fortifié le Musée ^, et n'en fut chassé

1. « Le poëtc Musée chaatait, dit-on, ses vers sur cette colline, et, ([iiaml il mourut de vieillesse, il y fut cnteiTi''. » Pausamas. Ail. C. XXV.

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