‹ Athènes (volume 3)Chapitre 5 sur 234 · I. \'ny. la li'tirr l'Il trtr (lll i'ii:i|iil rc · texte numérisé non relu

I. \'ny. la li'tirr l'Il trtr (lll i'ii:i|iil rc

ATHKNKS.

trants. et faisant face cà la partie la plus coiif^idérahle de la ville moderne, avait conservé le nom de iiiiiiaille pélasgique, même après sa destruction ]>ar les Perses « qui. dit Diodore de Sicile^, ne laissèrent pas pierre ^u^ pierre à Athènes. » 11 ne faudrait pas prendre l'assertion de l'his- "torien complètement à la Ictlre. Nous signalerons dans l'intérieur de l'Acropole, non loin des Propylées, un reste de construction cyclopéenne à polygones irréguliers; et dans le côté de l'enceinte qui nous occupe en ce moment (Pl. 1". E), au-dessous de la petite maison servant de musée dans l'Acropole, et au-dessus d'une petite grotte creusée dans le roc. nous croyons retrouver un reste considérable de la muraille pélasgique. Les blocs sont de très-grand appareil, à joints verticaux et assez bien parementés. mais les assises sont de hauteur inégale. Il en est de même de la longueur des blocs qui est très-variable, de sorte que rarement les joints des assises supérieures tombent au milieu des blocs des assises inférieures, et que quelquefois plusieurs joints descendent sur une même assise^.

Mnr pélasgique.

Plus à l'ouest (Pl. I'". V) . on voit un très-curieux fragment de la muraille reconstruite à la hâte pendant l'ambassade de Thémistocle à

'J. Il est une rumarquo singulière, niais que les faits confirment et qui appartient ;\ M. Blouet, riiahile arrhiterti- auquel nu doit la plus grande partie des travaux publiés dans le grand ouvrage de VUcrprililion srii-ulifuinc de Moréc; c'est que, dans les temps les plus reculés, on a employé le système d'appareil par assises liorizontaU's et joints verticaux, et qu'on est ensuite revenu ;\ un autre mode de construction moins régulier et plus ('lémentaire en apparence, l((iur| pourtant a souvent passé pour avoir précédé le premier.

ENCKINTE DE L'ACHOl'OLi;.

Sparte. Des tambours de colonnes, les uns lisses, les autres dont la cannelure est seulement commencée^, d'autres enfin conservant encore les tenons réservés par l'ouvrier j)()ur faciliter leur mise en place, ont été employés comme matériaux. On en trouve d'abord, à gauche, quatorze dispos('\s d(Mi\ par deux, à deux niveaux dilTérents, puis liuit seuls sur une même lign(\ A un ang;l(> saillant de la muraille (l*L. 1". (1), se trouvent deux autres tambours superposés-.

Mur du Thémistocle.

Continuant à marcher vers l'ouest, au-dessus de la grotte d'Aglaure (Pl. V. II), on avait employé également comme matériaux deux fragments d'im ancien entablement doi-ique, ayant peut-eti"e appartenu au vieux Parthénon, fondé probablement par Pisistrate et détruit par Xerxès^. Le fragment principal est une longue portion d'entablement, composée d'une architrave, d'une frise et d'un reste de corniche. La frise conserve encore cinq triglyphes^ de pierre, séparés par des métopes lisses de

1. On sait que rlicz les Grecs, afin d'éviter les accidents qui pouvaient arriver pendant la ronstnirtion d'un édifiée, ce fut un usajçe constant de ne canneler les colonnes ([ue lorsqu'elles l'taient en place. Les cannelun.'s étaient seulement indiqu('es en liant et en bas du fût, dont t(Uite la i)artio intermédiaire restait comme enveloppée dans une gaine ([ne l'achévenient de la colonne faisait disparaître. Tel est l'i'tat dans lefjuel se présente le tmiple entier de Sélinonte, en Sicile.

2. A Ponqu'i, l'angle sud-ouest (In mur (in iJiMilmle du Impie de Ni'nns est construit dr nK'ine en partie de, tron(;ons de colonnes provenant d édifiées |)lus anciens. Ce mur, comme celui d'Vtliènes, avait (''ti'' relevi'' k la liàte après avoir l't '• reiucrsi'' jiar le ti-enihlenient de terre de l'an (i.'î.

!t. \oy. la \if;netle à la lin du chapitre.

4. Triglyplies, Tf^iy'"-'?^'' '''' '^f^siîi trois, et yXù^d), graver, ornement caract('ristiqne de la frise dori(iue, ainsi nomm('' jiarce ([u'il pr(''sente trois canaux parallèles j:rav(''s en creux. Les triitlvplies représentent l'exlriMuité des solives ((ui faisaient saillie au-dessous du toit, dans la cahane, type primitif du temple firee. Dans le principe ils laissaient entre eux des espaces vides, témoin ce jiassage d'Kuripide : » J'ai éclia|ip(' au fer meurtrier des Argi(Mis, et je fuis avec la cliaussun^ pliryfiienne, en traversant les lambris de cèdre de la cliambre nuptiale et les triglyplies doriques. » {Orcsir). Plus tard, res vides furent rem|)lis et devinretit les niiHopes, |j.£x67iai, inchiixv, <{ui souvent furent décorées de sculptures.

ATIIKNKS.

marbro blanc '. (|iii avaient été insérées à coulisses par le même procédé (lUc nous \ orrons plus lard avoir été employé également au Parthénoii. La rornicho tort simple est en pierre comme les triglyphes.

l/aiilrc tVa 'j,i lient . placé dans la construction à quelque distance du premier, n'est composé que de deux triglyphes.

Tel se présente dans son ensemble le mur de Tliémistocle, s'élevant au-dessus des rochers de Cécrops, KsxpoTuta; -nréTpa;, des longs rochers, u,a/.oi; -c'Tsa;, connue les appelaient les Grecs. Son irrégularité même, e\|>li(iui'e par les témoignages de l'histoire, le rend la partie la plus intéressante de l'enceinte de l'Acropole.

Mlu dk Coxon. Une faible portion paraît avoir été refaite plus tard, avec le soin et la précision qui caractérisaient les plus parfaites constructions helléniques; elle n'est visible qu'à l'intérieur de l'Acropole, près de l'Krechthéion; elle est formée de blocs de moyenne dimension, taillés avec la plus parfaite régularité, superposés pleins sur joints, et présentant sur tous ces joints une sorte de gorge étroite, une bande en creux qui la garantissait de tout choc, en encadrant chaque bloc dont la surface plane et légèrement saillante se trouvait former une sorte de bossage (jui à la fois présentait plus de résistance, et, comme dit M. Beulé, « une réminiscence du puissant bossage qu'aimaient les âges les plus reculés. »

U^ JL.

Fragment de la iiuu-aille de Cuiiun.

Cette construction dilTérant de celle de la muraille de Cimon, nous pensons qu'elle a dCi appartenir au commencement du iv" siècle avant Jésus-Cln-ist, et faire partie de la restauration exécutée alors par Conon^.

1. O'tt.' <li(T('rcnce de matériaux a fait croire h Umuium Hettncr {Allu'ii uiid der Pelopones) qii(> (Lins raiiricii Partli<'noii les inc-topcs étaient encore ouvertes, et que c'est seulement lorsque ce fragment de frise fut emjjloyé par Tliémistorle, ((u'on les f(;nna par des i)laques de marbre. Le savant all.mand eût évité cette erreur [)ar un simi)lc rai)procliement avec les métopes du Partliénon de Péricl(>s.

2. << Conon (a|)rès le comi)a» naval d • Gnide) revint dans sa patrie avec une partie des vaisseaux, fit relever :\ la fois les murs d' \tliènes et ceux du PiiV'e, détruits par Lysandre. »

ConNÉi.iis Nkpos. Conon, 4.

" Conon pr.'ud le cliemin d'Athènes où il est reçu avec des transports de joie. Le plaisir de

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