‹ AthenesChapitre 9 sur 11 · RE · texte numérisé non relu

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Une veuve d’un certain âge trottine dans une ruelle d’Anaphiotika. Fidèle à la tradition, elle n’a pas quitté le deuil depuis la mort de son mari.

Athènes, au nombre des villes les plus résolument modernes, possède deux quartiers — Anaphiotika et Kaisariani — non moins déterminés, apparemment, à conserver leur atmosphère villageoise. Anaphiotika, étagé sur un flanc escarpé de l’Acropole dominant Plaka, fut construit et occupé au milieu du XIX‘ siècle par plusieurs centaines de maçons venus des Cyclades pour édifier une Athènes nouvelle, juste après

l'Indépendance. Kaïisariani, à dix kilomètres au sud-ouest, fut bâti par le gouvernement en 1923, dans un océan d'immeubles neufs, pour abriter les Grecs chassés d'Asie Mineure à l’issue de la guerre contre la Turquie. Comme dans ces deux localités, le confort est rudimentaire, les jeunes tendent à chercher ailleurs des logements mieux équipés. Seules les personnes âgées restent très attachées au charme campagnard de leurs rues paisibles.

Une loi accordant la propriété du terrain à qui bâtissait sa maison en un jour, l’architecture d’Anaphiotika paraît anarchique.

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ti — PE pe DE Tue EX > K < Dans une rue de Kaisariani, un robinet d’eau sert de fontaine commune. De leur maison, une mère et son fils observent le monde extérieur.

Ce balayeur des rues d’Anaphiotika, armé de son matériel, s'approche d’une motocyclette, mieux adaptée que l’automobile aux ruelles du quartier.

Avec une fierté de propriétaire, une ménagère d’Anaphiotika donne sa couche de peinture annuelle à la palissade grossière délimitant son jardinet.

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Comme dans les Cyclades, les habitants d’Anaphiotika égaient les murs et les

ruelles de leur quartier de badigeons colorés.

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