Plutarque. Pi-riclis
IllSÏOIKE F.T TOPOGRAPHIE MONUMENTAL!-: 23
et d'Oh'mpie. J.e particularisme invétéré des cités grecques, surtout lopposition de Sparte, firent échec à ce vaste projet. Athènes en fut quitte pour exécuter, à elle seule, son propre programme de restaurations pieuses.
Il était déjà tout arrêté dans l'esprit de Périclès. entre 456 et 450. Il s'étendait à tous les lieux saints de l'Attique. depuis Rhamnonte et Sounion jusqu'à Eleusis. Il s'agissait de revêtir à neuf toute l'Attique d'une robe blanche de temples ; mais, comme il était juste, la part d'honneur devait être faite au grand sanctuaire national de la déesse protectrice, à l'Athéna Polias de l'AcrojJole J.a reconnaissance des Athéniens lui devait non seulement des temples, mais des ex-voto prélevés sur le butin des victoires, lin même temps. Périclès menait de front les travaux d'utilité publique et de défense nationale : il complétait l'armement du Pirée et les fortifications de ïhémistocle {>t de Cimon. Voici quel fut l'échelonnement de toutes ces constructions. En 457, on achevait le Long-J\lur du Pirée et celui de Phalère ; de 445 à 443. l'architecte Callicratès construisait, entre les deux précédents, un troisième mur intermédiaire, qui formait avec le Long- .Mur du Pirée ce qu'on appelait « les deux jambes ». En 449, Périclès consacrait sur l'Acropole la statue colossale en bronze connue sous le nom d'Athéna « Promachos » et. vers 437. celle d'Athéna I.emnia : toutes deux étaient des œuvres de Phidias, "Vers 446, ou un peu avant, s'élevait !'( Jdéon ; le Parthénon fut construit de 447 à 438, les Propj-lées de 437 à 432, et en même temps le temple d'IIéphaistos désigné sous le nom de » Théseion », et peut-être aussi le petit temple d'Athéna Xiké. dit de la « Victoire Aptère ». Le « .Métrôon » ou temple de la .Alère des dieux date de cette époque, ainsi que les temples de Poséidon et d'Athéna au cap Sounion, de Némésis à Rhamnonte et le grand « Télestérion » d'Eleusis. Ainsi Périclès n'oubliait ni l'.Vttique en dehors d'Athènes, ni le Pirée. 11 Ht ci)in]jléler les jjorls. l'arsenal, les docks et tracer, entre 457 et 450, un jjlan régulier de la ville maritime par l'architecte Hippodamos de .^lilet, le propagateur des plans géométriques.
Il compléta l'installation du gymnase du Lycée. Quant à la ville basse, elle avait reçu de Thémistocleet de Cimon sa forme définitive. Si Périclès méditait de la moderniser, de régulariser, d'après l'esthétique d Hippodamos. le tracé de ses rues étroites et tortueuses, ce sont des projets que la guerre du Péloponnèse ne lui permit pas de poursuivre. Telle qu il laissait -Vthènes, parée « comme une femme coquette de ses ruineux atours' », ainsi que le criaient ses détracteurs, elle faisait l'admiration des Grecs et