‹ AthènesChapitre 16 sur 84 · I. ACROPOLE A\A\T P K K I C 1. KS · texte numérisé non relu

I. ACROPOLE A\A\T P K K I C 1. KS

peint de la fin du \ T siècle se trouvait mieux en harmonie avec le st\'le plus discret et plus fin de sa décoration et de ses sculptures.

Ce ne fut pas la seule fondation des Tyrans sur l'Acropole. Ils y installèrent aussi le sanctuaire d'Artémis Brauronia. dont le culte bizarre et la statue furent importés du dème de Brauron. Mais surtout, ils aménagèrent la rampe d'accès de l'entrée Ouest, de façon à pouvoir monter en char jusqu'à la porte principale de la citadelle. L'ancienne porte, ouverte dans le front du mur pélas^ique, fut transformée en un l'rnpylée, long de i3"',5o ^u'' 1 1 mètres, formant un passage rectangulaire avec un portique de deux colonnes doriques in antis sur chaque façade. Le passage était orienté obliquemcm du sud-ouest au nord-esi, dans la direction du quartier qu'habitaient les Tyrans et de la Voie sacrée conduisant à l'ancien Erechtheion et à l'Hékatomi)édon. L'enceinte basse du Pélargicon, avec ses neuf portes, servait de camp retranché aux gardes du corps.

En haut, la cité princière et sacrée offrait un

musée très varié de l'art archaïiiuc < )m \- iH)UvaiL suivre les progrès de la technique et de l'esprit attiques. Il y avait les édicules et ex-voto en tuf bariolé, à la décoration pittoresque et violente, où se démenait la monstrueuse méntigerie des serpents aux replis d'écaillés bigarrées, des taureaux dévorés à belles dents par des lions et fléchissant sous les griffes et les mâchoires des fauves (p. 107). A côté de ces scènes sauvages, s'alignait le cortège souriant et maniéré des korai, guindées dans l'attitude de l'offrande (p. 108), et celui des koiiroi athlétiques, dont la raideur militaire faisait valoir la nudité nerveuse et musclée. Knfin, le rythme plus grave de la colonnade dorique de l'Hékatompédon, la ])lénitude

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Restes du Propylée de Pisistrate et d'une base de trépied.

apaisée du visage de la grande Athéna terrassant Encelade annonçaient ravènement d'un art plus calme et d'une pensée plus sereine

U Acropole après les Pisist rat ides. — En 510, les Lacédémoniens vinrent assiéger Hippias dans l'Acropole et l'obligèrent à capituler. La révolution démocratique qui suivit eut à cœur de remanier la citadelle des Tvrans. Elle commença sans doute par démolir leurs habitations. Le Pélargicon, refuge des garnisaires des Tyrans, fut déclaré maudit et voué à l'abandon : ce rempart tomba peu à peu en ruines

Le plateau supérieur fut réservé au culte. Le gouvernement de Clisthène. après 506, désireux de faire oublier les libéralités des Tyrans et d'offrir à la déesse l'hommage personnel de la démocratie, décida d'élever un nouveau temple à Athéna Polias. De là naquit l'avant-projet du Parthénon. Il eût été sacrilège de démolir l'Hékatompédon. On choisit donc un emplacement déjà consacré, mais libre de constructions. Il y avait, à 25 mètres au sud de l'Hékatompédon, un dos de terrain vacant qui servait peut-être de place des fêtes pendant les Panathénées. On l'aplanit ; cette terrasse fut complétée, sur la pente déclive du côté sud. par un stéréobate en maçonnerie de tuf qui jjlongeait jusqu'au roc. Ainsi fut aménagé le socle du nouveau temple conçu comme un périptère dorique. L'intervalle entre ce socle et le rempart mycénien fut comblé par un terreplein, maintenu par un soutènement, à quelque distance du mur d'enceinte.

Les travaux en étaient là, quand survint la première guerre médique. en 490 ; mais, après 3Iarathon, Athènes reprit confiance. Les riches dépouilles des JMèdes et les mines du Laurion lui permettaient la munifiicence. Le gouvernement d'Aristide et de Thémistocle reprit, avec plus d'ambition, le ]jrojet de Clisthène. I,e terre-plein élargi fut poussé jusqu'au rempart mycénien exhaussé et protégé contre le glissement et la poussée du remblai par un second soutènement intérieur. Le stéréobate fut surélevé par un soubassement à trois degrés, dont le plus bas en calcaire dur de l'Hjmette, les deux autres en marbre pentélique. Le temple projeté, tout en marbre pentélique, devait être un périptère dorique, avec six colonnes de façades et seize sur les côtés longs, entourant un sécos amphiprostyle, c'est-à-dire pourvu d'un pronaos et d'un opisthodomeà quatre colonnes doriques non iii antis. Le plan intérieur reproduisait la division bipartite de l'Hékatompédon : à l'ouest, la cella à trois nefs d' Athéna Polias, à l'est un mégaron à salle unique pour le temporel de la déesse'. La longueur totale était de 67 mètres sur une largeur de 23'". 57.

1. Cette histoire de l'ancien Parthénon est racontée par le monument lui-même. Elle résulte des disparates et des raccords de maçonnerie constatés sur le soubassement par

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