‹ AthènesChapitre 17 sur 84 · LACKOPOLE AVANT P H K I CI. KS · texte numérisé non relu

LACKOPOLE AVANT P H K I CI. KS

Déjà l'infrastructure était achevée ; les premiers tamliours de la colonnade en marbre reposaient en ]3lace sur le stylobate ainsi que les

unies cl la |iliinhi' a iiioLilurc dr^ niiir^ du sci'c». I .c soubassement se hérissait décliafaudaj^es. de nuidriers. de machines élévatoires. Le

DœrpieldiM/u-iiiSi/ie Mittfiliiii^c-n Jcs /<. Anli. /nslitiits, XXVll. iqo2, p. 370; XXXVI. niii,p- 50) et des recherches de Hill en iqm (A iiifriijii Joiirii.i/ o/Art/it-ology. iQii. p. 75V

travail battait son jjlein, lorsqu'éclata la deuxième guerre médique. Ce fut la mort subite de toute cette activité. Le Mède allait passer là et faire de ce chantier, de toute l'Acropole et de la ville, un brasier et un monceau de ruines.

C'est au début de septembre 480, alors que toute la population athénienne s'était réfugiée à Salamine et à Trézène, que les barbares entrent dans Athènes et se précipitent à l'assaut de l'Acropole, pressés d'en piller les trésors et d'en anéantir les sanctuaires. Mais ils se heurtent à une résistance improvisée et désespérée. Une poignée de braves, composée des trésoriers de la déesse restés à leur poste et d'une troupe de misérables qui s'étaient réfugiés là faute de pouvoir payer leur transport à Salamine, avait barricadé avec des planches et des madriers du chantier les portes du Pélargicon et l'entrée du Prop3'lée. Les Perses, prenant position sur le rocher de l'Aréopage, lancent sur la barricade du Pélargicon des traits garnis d'étoupes enflammées et réussissent à l'incendier. Cet obstacle forcé, ils montent à l'assaut du Prop3lée par la rampe des Pisistratides. Mais, du palier supérieur et du haut du bastion qui protégeait le Propylée, les défenseurs font rouler de grosses pierres; écrasés, les assaillants se découragent. Fort embarrassé, Xerxès renonce à poursuivre l'attaque de ce côté. Enfin quelqu'un peut-être un des émigrés athéniens qui avaient passé au roi de Perse après l'expulsion d'Hippias; indiqua aux Perses, sur l'escarpement nord de l'Acropole, un point mal gardé par où l'escalade pouvait être tentée. C'était probablement le passage secret qui. du fond de la grotte d'Agraulos, pénètre sur le plateau. Quelques soldats perses, s'étant hissés par là à l'insu des Athéniens, prennent à revers les défenseurs dti Prop3'lée, les massacrent et ouvrent les portes ;iux assaillants Parmi les Athéniens, les uns se tuèrent en se précipitant du haut des remparts, les autres, réfugiés dans l'Hékatompédon, furent tous égorgés. Le barbare, dans sa rage sacrilège, pilla, abattit, incendia tout. Erechtheion, Hékatompédon, édicules, ex-voto, statues, etc. Même il s'attaqua au chantier du Parthénon et en fit, avec les bois qu'il v trouva, un immense bûcher. La flamme calcina si bien les pierres et les colonnes c^ue les traces de cet incendie sont encore visibles sur le soubassement et sur les débris de tambours encastrés plus tard dans le mur de Thémistocle '.

Ce siège avait duré deux semaines. Xerxès. après avoir assouvi son fanatisme mazdéiste, fut pris de scrupule. 11 redouta la vengeance des

I. y. p. 45, — Tout cet é.pisode est r;iconté par Hérodote, vm, 52. 5,v

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