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L'ACROPOLE DE PÉRICLÈS ET DE NICIAS

Après l'échec du conurès panhellénique ', le grand homme d'État comprit qu'Athènes devait entreprendre pour son propre compte et avec ses seules ressources l'œuvre réparatrice.

Deux peuples s'étaient signalés, après les victoires médiques, par l'hommage éclatant de leur reconnaissance envers les dieux. Les Eginètes avaient consacré, après Salamine, à l'entrée du golfe Saronique, un temple magnifique à leur déesse locale Aphaia ; mais ils avaient attribué à Athéna le premier rôle sur les frontons où les combats contre les Perses étaient figurés d'une manière symbolique par des batailles de Grecs contre Troyens. D'autre part, les Eléens avaient élevé à OU-mpie un grand temple, commencé en 468 et inauguré lors de la fête ol3"mpiciue de 456. Le monument, œuvre d'un architecte éléen, Libon, était, dans son dorisme pur. l'expression même de l'esprit dorien dans le grand sanctuaire péloponnésien. A n'en pas douter, cette double manifestation architecturale piqua au vif l'amour-propre athénien. Le Parthénon fut sa riposte.

En ce qui touche l'Acropole, le programme de Périclès, élaboré entre 456 et 450, prévoyait une rénovation complète du sanctuaire. Tous les

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