KXTRÉE DE T/ AC RO POI.I-:. LES PROPYLÉES
métopes, il n"v avait pas matière à glorification personnelle : aussi restèrent-ils vides de sculptures. Avec raison, on ne voulut voir là que l'entrée d'un rovaume idéal fermé à la basse réalité Une harmonie abstraite, linéaire, sobre d'ornements, majestueuse par la symétrie des ordonnances et par l'équilibre des masses, voilà le genre de beauté forte et austère qui convenait à cette porte de la cité spirituelle d'Athéna.
Tout fut combiné en vue de cet effet. Au centre, le large et double fronton inscrivait, sur la ])erspective générale de l'Acropole, son double triangle dans un vide, cnlre le Parthénon et l'Erechtheion. L'ombre du vestibule ionique cachait la barrière du mur de fond et ses cinq portes : la Voie sacrée semblait pénétrer librement dans le sanctuaire. A l'intérieur, la richesse des plafonds de marbre aux caissons bleus constellés d'étoiles dorées, étendait un ciel radieux sur le ])assage des cortèges. De chaque côté, les ailes surbaissées laissaient émerger le ))rofil de l'Erechtheion et la face Ouest du Parthénon. De loin, il résultait de la graduation des plans, de l'inégalité des proportions et des niveaux, une symétrie mouvante et variée : la noble triade dessinait sur le fnjnt de l'Acrcpole un diadème onduleux de portiques et de frontons.
La triple Hikate et les Kharites.
réplique de l'Hékate Epipyrgidia d'.Mcamèr.t
(Château d'Ottenstein, en Autriche'.