‹ AthènesChapitre 29 sur 84 · c l'.irthunon l.iç.idc Est et côté Nord · texte numérisé non relu

c l'.irthunon l.iç.idc Est et côté Nord

deurs. comme Athéna était sortie tout armée du cerveau de Zeus. Neuf ans après, la vieille Acropole était transfigurée par la jeune et fière apparition, au milieu de ses ruines, d'une beauté encore inctinnue. Car. plus heureux que ne le furent les i'ro])vlées et que ne devaient l'être les plu^ licUcs ciitliédrales gothique--, le l'arthénon fut exécuté d'un seul jet. sans retouches, tel qu'il avait été convu. La première pierre fut posée en 447; en 438, le temple était inauguré, avec la statue de la déesse, aux tirandes Panathénées. 11 ne restait plus à terminer que des travaux superficiels de polissage, de jieintures et de boiseries cjui se ])rolongèrent jusqu'en 432. Phidias, il est vrai, banni par la jalousie de ses ennemis, n'était ])lus là ])our les diriger. 11 travaillait, depuis 437. à Olympie, à son dernier chef-d'œuvre, la statue de /.eus : mais, au point où il avait

laissé le Ptirthénon, l'achèvement de l'édifice, d'après ses dessins, surveillé par Périclès et par Ictinos, ne risquait plus de pâtir de l'absence du maître d'œuvre qui en avait arrêté les moindres détails.

C'est cette unité de la conception originelle, cette harmonie réfléchie, consciente de ses fins, qui distingue la beauté à la fois individuelle et typique du Parthénon entre tous les monuments de l'art grec.

11 y a, entre l'idée initiale du Parthénon et celle des Propylées, une opposition fondamentale, mais non un désaccord, puisqu'au contraire les

l'Iiiitn .!.■ !

Le Parthénon ^côté Nord et péristvle Est).

deux monuments se complétaient à merveille. .Mais le monument de Mnésiclès est une œuvre de pure architecture, pensée et exécutée par un architecte sans aucun concours de sculpteur. On serait tenté d'expliquer ce parti exclusif par l'absence de Phidias, puisque les Propylées furent commencés après son départ en Elide. On s'imaginerait donc Mnésiclès affranchi de la haute main qui avait dirigé son confrère Ictinos et tout glorieux de prouver que l'architecture se suffisait pour produire un chefd'œuvre par ses propres moyens. Supposition, d'ailleurs, bien invraisemblable, car elle supposerait la complicité, malveillante pour Phidias, de Périclès. Nous pensons plutôt que. d'un commun accord, les auteurs du programme avaient éliminé la sculpture des Propylées, en raison de leur caractère spécial

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