‹ AthènesChapitre 38 sur 84 · I. Hviiine li Atlifn.i. Cf. Pindarc. Olympiques, vu. · texte numérisé non relu

I. Hviiine li Atlifn.i. Cf. Pindarc. Olympiques, vu.

enfantée par le cerveau de son père, devait au privilège de cette naissance insigne une place d'élite dans la troupe des Olympiens. La scène se passait à l'aube et au zénith de l'empyrée. dans le court instant qui sépare l'apparition du char du Soleil Hélios) émergeant de Tonde dans l'angle gauche du

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Fronton Ouest ou Parthénon ; partie gauche Miisée Britannique).

fronton et la disparition du char de la Nuit \Séléné^ plongeant dans l'angle droit. Sur le milieu de la composition, déjà anéanti quand le marquis de Nointel tît exécuter en 1674 les dessins attribués au peintre Carrey, nous ne sommes renseignés que par quelques monuments figurés où l'on retrouve une faible image de l'original. Au centre, Zeus était assis sur un trône: derrière lui Héphaistos tenait la hache, instrument de la délivrance: devant lui. Athéna. debout, déjà impétueuse et tout armée, était couronnée par

Poséidon. Ncrci.ie. Leucuthc.i .' Dieu liiivi;ii.

Fronton Ouesi du Parthénon : partie droite (Fragments au Musée Britannique)

une Victoire. De chaque côté, dans les ailes, s'épanchait une double coulée de figures debout, assises ou couchées, messagers ou témoins de la grande scène : d'un côté Hébé '?), Déméter et Coré, Dionysos (vulgo « Thésée ») ; de l'autre, Hestia > ? . Dioné et sa fille Aphrodite (vulgo « les Parques »). Ces sept figures, avec deux tètes de chevaux, depuis le rapt de lord Elgin, sont allées transporter la gloire de Phidias aux bords

LACKOPOr.E. — LE PA RTH ÉNO X .

de la Tamise. Là même, ces marbres mutilés et dépa)''sés forment un chœur sul^lime par l'accent de vérité surhumaine que leur donne la plénitude de la vie magnifiée par l'idée. L'admiration se lasse à répéter ou à renouveler ses formules pour célébrer la splendeur voluptueuse des formes de l'Aphrodite et le triomphe de celte chair divine dans sa pose de majestueux abandon. Quelle tète exquise laisse supposer la merveille

Le Parthénon. Soubassemeiu Nord, dans la direction de l'ouest.

d'un pareil corps! Lt si l'on reconstitue en pensée le groupement sa\ant et harmonieux de toutes ces figures, ne croit-on pas évoquer la vision mèiTie de l'assemblée des dieux sur l'Olympe?

Le sujet du fronton Ouest, la Dispute iVAthiiia et de Poséidon pour la possession de l'Attigi/e, emprunté à la légende locale, réintégrait pour ainsi dire la fille de Zeus dans le cycle des divinités attiques. Il traduisait le sentiment de dévotion particulariste de la Cité qui confisquait volontiers la déesse. Les Athéniens aimaient à se persuader qu'elle avait préféré à toute autre terre l'aride et rocailleuse Attique ; mais, avec ce sens concret de la vie qui les inclinait à dramatiser leurs conceptions, ils se représentaient le fait sous les espèces d'un conflit [cjgon]. Deux divinités. Poséidon et Athéna, s'étaient disputé la possession de l'Attique et toutes

deux avaient dû produire leurs titres. Ces signes divins, le coup de trident et l'olivier, étaient exposés dans Tenclos de l'Erechtheion comme les pièces à conviction du pacte originel qui fondait la grandeur d'Athènes sur le concordat des deux souverains de la terre et de la mer. En glorifiant ce thème populaire, le Parthénon s'identifiait avec le passé légendaire de l'Acropole ; il tirait son sens même du rocher où il se dressait. l.a composition se développait comme un drame de mythologie patriotique. La scène se passait sur l'Acropole, localisée par les deux figures

dangles .sans doute personnifications des fleuves attiques. l'Ilissos et le Céphise. Au centre, les deux protagonistes, de même taille, se tenaient debout, de chaque côté de l'olivier sa • cré d'où s'envolait une Victoire. Ils brandissaient encore vers le sol la lance et le trident dont ils venaient de le frapper. Près de Poséidon, se cabrait le cheval, sj-mbole de l'eau jaillissante. A droite et à gauche de ce groupe, se rangeaient les chars des deux divinités, celui d'Athéna conduit par Xiké et escorté par Hermès, celui de Poséidon conduit par une Xéréide et escorté par Iris (?). Ensuite, de chaque côté s'échelonnaient, comme des demi-chœurs de tragédie, deux groupes d'assistants, héros et nymphes du C3"cle attique

Telle était la décoration figurée par où s'exprimait l'âme du Parthénon. Mais l'édifice tout entier parlait le langage d'Athéna. Pour mieux dire, il était l'effigie monumentale de la Raison. Jamais harmonie aussi parfaite n'avait été réalisée dans l'agencement de la matière. Des degrés architecturaux du soubassement, dont la rigidité était corrigée par d'imperceptibles inflexions, jaillissait le r\ thme majestueux d'une futaie de marbre couronnée par le galbe élégant et sobre des chapiteaux. L'ordonnance légèrement pj-ramidante se prolongeait au delà des frontons par les

Chapiteau du Panhénon.

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