I.A VII. T.F. 15ASSK
rebord sud et ouest, avec le lit du ruisseau Kridanos pour limite septentrionale, se développait le (quartier des Agoras, composé de deux sections : à louest, la Place ou Agora du CèraDiique, avec son cadre de portiques, de temples et d'édifices administratifs ; à l'est, au centre même du circuit urbain, V Agora marchande, vaste bazar aux ruelles tortueuses et tassées, bordées de boutiques. Au sud, entre l'Agora du Céramique et Kollytos, la liaison était établie par le ravin enfermé entre les pentes de la Pnyx et celles de l'Aréopage et de l'Acropole. Là se logeait le quartier populeux de .Mélité, traversé par la rue de Kolh'tos et continué sur le massif rocheux de l'ouest par le misérable faubourg de Koilé. Au nord-ouest, la ])lace du Céramique se reliait, par une grande artère, le Droinos (le Cours^, toute bordée de portiques, à la partie principale, d'abord appelée porte de TJiria, et, au iV siècle, Dipylon : elle débouchait sur le carrefour des routes ilu Pirée. d Eleusis et de l'Académie. J,e iJromus sf'parait les deux quartiers ouvriers de Kolonos Agoraios et du Céramique intérieur.
Toute la partie nord-ouest de l'enceinte, au delà de l'Eridanos, forinait le grand quartier bourgeois de Scambonidai : il communiquait avec la campagne par les portes de Phylé et d'Acharnés.
D'autre part, contournant l'Est de l'-^-cropole. la rue des Trépieds rattachait le (piarticr des Agoras à celui de Limnai. Au delà, dans la partie Est de l'enceinte se dévelop[niit un riche quartier, continué extra niiiros dans la direction du Eycée, ])ar le faubourg de plaisance A'Agrylé, dont l'empereur Hadrien fit la Nouvelle-Athènes, incorporée par lui dans le périmètre agrandi à cet effet.
.Si les monuments d'Athènes, surtout ceux de son Acropole et de l'Agora du Céramique et les parcs suburbains de ses gymnases, faisaient l'admiration des étrangers, en revanche ses rues, sauf le Dromos et la rue «les Trépieds, ne produisaient qu'une impression médiocre. Les maisons, à part quelc[ues exceptions, étaient mesquines et petites ', les rues étroites, tortueuses, mal pavées. Athènes avait la réputation d'être une vieille ville mal percée. Un voyageur grec du lii"" siècle après Jésus- Christ "' la déclare inférieure à Thèbes. dont les rues étaient bien alignées, l^n effet, Athènes ne connaissait pas les beautés du plan « hippodami- ([ue » que Périclès adojUa jiour le tracé d'une ville neuve comme le l'irée. .V .Athènes, l'esthétique de l'ordre ne put triompher que sur l'Acropole, parce que les Perses y avaient fait table rase du passé.
1. Lysias. Sur h- iiicurlre li'Hratosilicne. 9. — Ménaiidre. Snmia, v, 17 21.
2. Pscudo-Dicoarquc. /•'nigiiii^iit.i liislor. grir.oniiii iMCiUer-Didot^ II, p. 254. 258.