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I. Aristoph.tne. Cavaliers, \. ijl-lj.v

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comme un bruit de crécelle. Il retrouverait ses types familiers dans le même peuple roué, gouailleur et loquace de l'Agora. Il surprendrait ses propres lazzi, ses apostrophes, son Oh môré ! populacier dans la bouche des loiistroi cireurs) et autres « Cercopes » à l'œil vif, à la réplique alerte. ."^lème irrévérence à l'égard des archontes, mêmes sophismes, même impudence joviale que rien n'intimide, chez les Cécropides conscients du XX° siècle. Il retrouverait l'atmosphère de sa ville dans cette « aristophanie » ambiante du vieux quartier, le débraillé de la rue, les acres odeurs de la friture en plein vent, l'effluve des tanneries de Cléon dans le marché aux cuirs de la rue Pandrose. les exhalaisons de saumure chères au peuple d'Erechthée toujours friand de sardines et d'olives, les relents de Dionysos qui s'échappent des tavernes saturées de moût et de résine. Il reverrait lignominie des tripes nageant dans le ruisseau, l'impudeur saignante des moutons éventrés et les guirlandes de poulpes séchés qui pavoisent les officines des « bakals >i. 3Iais il entendrait aussi le bruissement des cigales de café discutant, en périodes savantes, les mérites du démagogue à la mode ; « un œil tourné vers la Carie, l'autre vers... Bvzance »*, les beaux parleurs continuent à brasser l'éternelle pâtée du tripier politicien Agoracrite.

Le climat, qui n'a guère varié depuis des siècles, règle comme autrefois le r3rthme de la vie athénienne. La ville s'éveille très tôt au frais sourire du matin. Un concert assourdissant prélude au travail du jour : cris des marchands ambulants, braiements des ânes excités par la caresse du soleil. Dans les ruelles du bazar, les auvents se relèvent, les échoppes s animent du martèlement des cuivres et des cuirs cramoisis; aux terrasses des cafés les narghilés gloussent en chœur : le moka mousse dans les tasses minuscules ; les garçons nasillent « dune voix de hérauts » les ordres perçants : K Ena vary glyko ! Ena narghilé kaçaro'- ! » Les mains des consommateurs déploient les journaux, les pieds s'abandonnent aux brosses empressées des cireurs Heure exquise où le Grec renaît en secouant la torpeur de la nuit : d'un grand verre d'eau, il refoule le makhmonrdi ' maussade et s'éclaircit les idées en bavardant politique. Cne sensation de bien-être rend l'esprit léger et le cœur dispos ; comme au temps d'Euripide, (c les Erechthéides se meuvent avec délices dans l'atmosphère radieuse* ». Un optimisme allègre se dégage de l'air limpide, de la blan-

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