‹ AthènesChapitre 69 sur 84 · Euripide. Mcdée, v · texte numérisé non relu

Euripide. Mcdée, v

LA VILLE MODEKXK

clieur des maisons, tic la netteté matinale de rAcropolc et du I.ycabette.

Midi fait le désert dans les rues, sur les places. J.es trottoirs de marbre flamboyants, les façades aveuglées de lumière, la poussière impitoyable invitent à l'assoupissement de la sieste dans l'ombre des volets clos. Puis. les heures cruelles enfuies, c'est la ruée dans les cafés, l'invasion de la place de la Constitution, le va-et-vieni di, monde élégant tlu haui en bas de lu rue du Stade, le boulevard des Italiens d'Athènes, et du boulevard d".\.!nélie, ses Champs-Elysées. La soirée s'achève dans la poursuite de la fraîcheur, au.\ bords de rilissos ou sur la plage du Phalère.

J.a ville moderne or t'upe une superficie double, au moins, tlu p(!'rimètre de l'Athènes de Thémistocle . Comme elle n'a pas d'enceinte militaire, elle se développe librement, de \>rv férenc(î vers la plaine, au nord, dans la direction de Patisia, et. à ri'"st, sur les pentes du

l.ycabette. Elle se porte visiblement à la rencontre du vent prédominant, le Varias (BoréeJ qui souffle du nord et du nord-est. Le sud est encore peu peuplé, à cause du voisinage un jjeu fiévreux de l'Ilissos; de même, les fonds marécageux qui la séjKirent du Pirée restent assez inoccupés. Mais l'accroissement est tel que le lotissement municipal jjrévoit l'envahissement à bref délai des terrains vacants : déjà le flot montant des maisons enserre tous les flancs du Lycabetteet delà Stréphis, et ne laisse plus émerger que les falaises à pic. Bientôt les roches de Koilé, les coteaux d'Agrai et de l'Ardettos seront submergés à leur tour, puis Colone et l'Académie.

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itier de IWcropoie.

Le plan, esquissé en 1834 par les architectes bavarois du roi Othon. est une œuvre de géométrie édilitaire qu'eût signée Hippodamos de Milet Il rayonne en éventail, avec l'Acropole comme base. Mais sa régularité ne commence qu'à la limite de l'ancienne cité turque tassée au nord du rocher : il y avait là un n03-au de vieille ville, l'Asty, jadis emprisonné par l'enceinte turque ; on s'est contenté de !'« haussmanniser » par quelques percées rectilignes I.e centre de la ville vraiment nouvelle se

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trouve au nord et en dehors des enceintes antique et turque : c'est la place de la Concorde Hoiiioiiia . d'où rayonnent les principales voies modernes, qui découpent le damier des ilôts rectangulaires. Le moindre défaut de ces alignements à l'américaine, c'est la monotonie. Toutes les rues se ressemblent. Certains quartiers ont l'air de corons bourgeois. L'architecture des maisons, bâties à la grosse en pâtisseries de st3le gréco-italien, ne fait qu'aggraver cette impression. Ce sont partout les mêmes contrefaçons de casinos florentins, à deux ou trois étages, couronnés par une corniche, et parfois enluminés de fresques criardes par des décorateurs italiens Pourtant, vue d'en^^emble. la \\\\e a comme la propreté du marbre : la grande tache blanche des maisons montant à

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