Eschyle. Perses, v
r'.p. U) — Cf. Thurydido, l.o.î
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Cimon s appliqua aussi à comjjléter la nouvelle ville créée par Thémistocle. Il acheva l'enceinte urbaine et celle de IWcropole mur Sud), avec le butin conquis par sa victoire de rEur\-médon en 466. Il commença un peu avant 461 la construction des deux Longs-Murs pour relier les fortifications dAthènes à celles du Pirée et former de tout cet ensemble un système complètement clos. Il préluda enfin aux travaux somptuaires et à l'embellissement d'Athènes par l'aménagement de l'agora du Céramique.
Dans le cours des trente années qui suivirent le triomphe de Platées, Athènes termina le conflit avec les Perses par une série de succès et de campagnes fructueuses. En 44g, après l'expédition de Cimon à Chypre, cette période de réparation était close. Athènes, relevée de ses ruines, maîtresse d'un empire maritime, recueillait tous les bénéfices matériels et moraux de sa féconde activité. Elle allait désormais s'épanouir en liberté, s occuper de sa propre beauté, développer sa culture et .son génie dans un élan irrésistible de production. L'âge d'or du V' siècle commençait pour elle. A dater des environs de 456. la ville de Thésée ne fut plus seulement la capitale de l'Attique, mais la reine de l'hellénisme. L'ambition lui vint de s'offrir au monde grec comme la cité modèle. Tout l'y prédisposait.
On a souvent admiré la bonne fortune qui concentra à Athènes, entre 480 et le début du IV siècle, une merveilleuse et immortelle floraison de talents, d'où résulta « cette chose qui n'a existé qu une fois, qui ne s'était jamais \ue, qui ne se reverra plus, mais dont 1 effet durera éternellement' » Dételles bonnes fortunes n'échoient qu'à ceux qui les ont bien gagnées. Si le siècle de Périclès représente dans l'histoire du monde un moment unique, un si/iinninn où le génie humain parut se hausser à la toute-puissance d'une intelligence divine, ne voyons dans cette réussite que la récompense de l'effort conscient de tout un peuple enfiévré de perfection. La vie démocratique avivait en lui une exaltation intellectuelle, une curiosité, un sens critique, une ardeur de discussions et de recherches fort propices à l'extrême affinement d'esprits déjà aiguisés par les qualités de la race et les bienfaits du climat Les relations maritimes d'Athènes firent d'elle le lieu commun de toutes les idées éparses dans le monde grec. Il semblait que les autres n'avaient pensé que pour préparer au clair génie attique les éléments d'harmonieuses synthèses. Ce cjuil recevait, il le restituait aux autres sous une forme définitive et lumineuse. C'est par Athènes que les penseurs de l'Ionie et