I.A VILLI-: MODICRN'E i/i
de Montmartre, dont les maisonnettes basses, couvertes en terrasses, flanquées d'escaliers de bois et ceinturées de galeries peintes en vert, évoquent la description du modeste logis athénien écrit par Lysias ' : les rues de Pan et des Dioscures, à la base des Longues-Roches et de l'Aréopage, charment encore par leur simplicité antique.
En contre-bas, autour de l'Agora romaine et de la liibliothéque d'Hadrien, c'est le fouillis de VA^i^ora, dernier reste du bazar de l'époque turque, qu'un incendie a détruit en 1885. 11 subsiste encore deux ou trois ruelles, où les amateurs de couleur orientale, ne sont pas déçus. Les rues
L'Académie. : A gaucht.-. rUnux-rsitiJ.)
lie Pandrosc et d' Hcpluiistos sont restées très levantines. Les petites échoppes à auvents, i)as plus grandes que des cabines, servent d'ateliers et de magasins. Dans le pêle-mêle des cuirs écarlates ou safranés, des cuivres, des armes damasquinées, des tissus pailletés et multicolores, l'artisan brode, martèle, cisèle, accnmpi dan> un cdin. Aux auvents relevés sur chaque côté de la ruelle étroite comme un couloir, pendent des grappes de babouches cramoisies, fleuries d'un pompon rouge, de bourses de cuir, d'aiguières jaunes ou rutilantes, d'écharpes de soie bleues, orangées, roses, de foustanelles aux blancheurs bouillonnantes : on dirait les fruits, les fleurs, les feuilles fantastiques d'une tonnelle des Mille et une Nuits. A côté, sur la place d'Ares, adossée à la Biblio-