I,\>i;is. Sur le meurtre d'Erastoallùne. q. — Voy
;r.ivuro di: la p. 167.
i;2 ATHENES
thèque d'iladrien. une ancienne mosquée turque où s'abrite un ]3etit café :p. 169^, est encore un de ces coins rares : puissent les vieux Athéniens le défendre contre les démolisseurs 1
La place de la ^létropole montre côte à côte la « Petite ^Métropole » byzantine, et sa grande sœur cadette, la Cathédrale construite en 1840. dans le style byzantin de la Sicile : mais le luxe incohérent de cette pompeuse église ne Tempèche pas de paraître aussi froide que prétentieuse.
En suivant la rue d'Eole, très vi\"ante avec sa bordure de magasins et ses tables de changeurs dressées sur les trottoirs, on sort de la vieille
École française à'.\thénes. (A gauche, le Lvcabette.
ville par le quartier sans intérêt de la Démarchie et Ton entre au cœur de la ville nouvelle, sur la place de la Concorde. De là rayonnent les grandes artères des quartiers neufs, éclairées à lélectricité, sillonnées de tram\va}-s électriques, bordées de magasins et de grands cafés : à l"ouest, la rue du Pirée qui dessert le faubourg industriel des manufactures, distilleries, usines, remplaçant l'ancien Céramique ; au nord, l'avenue de Patisia, qui trav'erse le grand quartier bourgeois dont l'Ecole Polytechnique construite par un groupe de patriotes grecs de Metzovo 'Epirej et le Musée national, le plus monumental des édifices bâtis par l'Etat, sont le principal ornement; à l'Est, la brillante rue du Stade. qui relie la place de la Concorde à celle de la Constitution. C'est dans cette rue. d'une blancheur éblouissante, que le commerce de luxe a installé les plus beaux magasins à l'instar de l'Europe, que s'alignent
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les Ministères, la Chambre des Députés et quelques grands hôtels. Mais la voie monumentale par excellence est le Boulevard de L'Université, parallèle à la rue du Stade. C'est là que se dressent les plus somptueuses bâtisses de l'Athènes moderne. Elles sont dues surtout à la générosité d'o])ulents Hellènes, enrichis au dehors par le commerce et la banque, dans les pavs lointains où leur activité continue les traditions de l'hellénisme colonial Suivant l'exemjile des évergètes hellénistiques et romains, ils ont consacré leur fortune privée à suppléer à l'insuffisance
Flace de i.i Constuutioii et P.iiais Koval
(lu trésor public pour parer la nouvelle capitale. Un patriotisme ardent, stimulé aussi par ce désir de gloire qui couve toujours au fond de l'àme grecque, leur a iiis])ir(' ces fondations utiliUiires et somptuaires, où le nom du fondateur n'est jias toujours oublié sur les architraves de marbre. A la triade monumentale, orgueil de la cité, de la Bibliothèque nationale, de l Université, de i Académie des Sciences, ont contribué les évergètes Vallianos et le baron .Sina. de même que Syngros a fait les frais du Théâtre municipal, Arsakis de l'école Arsakion. Varvakis du collège Varvakion, Rizaris du séminaire Rizarion, Zappas du Zappeion. etc. Le style néo classique prédomine dans ces œuvres de savants architectes danois et autrichiens. L'L'niversitè, construite ]Kir