‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 18 sur 276 · IlpoituXaia, avant-portes ou portes en avant · texte numérisé non relu

IlpoituXaia, avant-portes ou portes en avant

2. « Épaminondas, sans craindre d'offenser la majesté d'Athènes, ne criait-il pas à la populace de Thèbes qu'il fallait transporter les propylées de notre Acropole dans le vestibule de la Cadmée (citadelle de Thèbes)? » Eschine. Procès de Vambassade»

3. «( Voilà pourquoi les ouurages que fist alors Périclès sont plus esmerueillables , attendu qu'ils ont esté parfaicts en si peu de temps et ont duré si longuement; pource que chacû d'iceux, dès lors qu'il fust parfaict, sentoit desia son antique quant à la beauté , et neatmoins quant à la grâce et vigueur, il semble jusques auiourdhui qu'il vienne tout freschement d'estre faict et parfaict. »

Plltarque. Périclès,

4. « Les Propylées, cette magnifique entrée de l'Acropole, ressemble à une grande ouverture musicale. Ils forment une œuvre d'art entièrement indépendante, complète, intelligible en elle-même et ayant sa signification propre; cependant ils sont destinés en même temps à préparer le spectateur à quelque œuvre plus haute et plus saisissante dont ils nous font déjà pressentir le but et les principaux traits. » Hermann Hettner. Athen und der Pelopones.^

ATHÈNES

thénon, représente la procession des Panathénées, telle qu'en réalité elle se développait autour du temple. M. Beulé a combattu ces assertions par des raisonnements qui nous paraissent sans réplique. « Je n'ai pas besoin de dire cependant que ce n'était pas vers le Parthénon, mais vers l'Érechthéion que se dirigeait le cortège ; que le péplum n'était point destiné à Minerve Parthénos, mais à Minerve Poliade ; qu'on voit sur la frise de Phidias des dieux, des déesses, des êtres allégoriques qui ne figuraient évidemment point dans la procession ; qu'on y remarque des scènes qui ne pouvaient se passer à l'Acropole : ce n'est point à l'Acropole, par exemple, que les jeunes Athéniens équipaient leurs chevaux, gourmandaient leurs esclaves, nouaient leurs sandales ou passaient leurs tuniques*. »

Ceci posé, reste une dernière objection. Comment ont pu être transportés au sommet de l'Acropole les matériaux des Propylées, du Parthénon ou de l'Érechthéion? Peut-on douter un instant que les architectes qui ont su mettre en place des blocs gigantesques, tels que ceux que nous trouverons servant d'architrave aux Propylées eux-mêmes, eussent été assez habiles en mécanique pour établir des apparaux capables d'élever ces matériaux par l'un des côtés à pic du rocher de l'Acropole? Ce procédé n'était-il pas le plus simple, le plus praticable? D'ailleurs, en supposant que, par impossible, des attelages innombrables de bœufs ou de chevaux eussent pu à la rigueur hisser à grand' peine, par la pente occidentale de l'Acropole, les immenses blocs destinés aux parties supérieures des Propylées, de l'Érechthéion et des autres édifices de la citadelle, à quelles dégradations, à quels dangers n'eussent pas été exposés, lors de leur passage, les soubassements, les stylobates, les bases des merveilleux portiques des Propylées?

11 dut donc exister de tout temps un escalier monumental conduisant de la porte fortifiée aux Propylées et placé dans leur axe. Si l'on est aujourd'hui d'accord pour reconnaître que celui dont M. Beulé a découvert les restes ne peut remonter au delà de l'époque romaine, il ne nous semble pas moins évident qu'il en a remplacé un plus ancien, contemporain sans doute des Propylées et ayant fait partie du plan de Mnésiclès, ainsi que d'ailleurs l'indiquent surabondamment les restes des

i. Beulé. Acropole d'Athènes. T. I, c. V, p. 149.

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