PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION V
si écœurante avec sa laideur er ses convoitises grossières !
O Grèce antique, à oAthènes ! voilà qu'à t' étudier de près tu m'es apparue si belle au milieu de tes ruines grandioses, que je souffre — comme devait souffrir cAlkihiadès exilé loin de toil Que j'aurais voulu, au milieu de tes éphèbes, accompagner les saintes arréphores montant au Tarthénon! Que j'aurais voulu chanter avec tes poètes à Olympie et à Corinthe! Que j'aurais voulu, avec tes philosophes et tes sages, me promener dans les bosquets d'cAcadémos! Que j'aurais voulu vivre auprès de Socrate et mourir avec Léonidasl
Tuisque je suis venu trop tard! puisque je ne suis qu'un exilé dont la patrie est morte, qu'il me soit, du moins, permis de pleurer sur ses ruines et de faire revivre ses splendeurs dans mon rêve d'artiste.
Janvier iSç].
Préface de la dixième édition
USTAYE Flaubert /wf non seulement le plus grand romancier du siècle, il fut aussi le père des deux écoles littéraires qui durant ces dernières années se succédèrent dans la faveur du public. Madame Bovary a été le modèle de ces romans d'étude de mœurs, dont les plus remarquables furent publiés depuis par Guy de zMaupassant, et les plus remarqués par Zola. L'Éducation sentimentale, bien que n'ayant pas autant de profondeur, de logique et de vérité que certaines œuvres de Taul "Bourget, peut être considérée comme un modèle