‹ Athénienne, AthènesChapitre 24 sur 51 · LES NOCES DE POSIDIOS II · texte numérisé non relu

LES NOCES DE POSIDIOS II

Posidios s'étendit à ses côtés; il la prit dans ses bras et chercha à dénouer la ceinture virginale qui serrait les hanches de la jeune fille.

Folle de dégoût et de terreur, Théa se releva; écartant le vieillard, elle s'élança hors de la chambre et se mit à fuir, à travers les cours, sous les portiques du palais.

Elle allait droit devant elle, sans savoir où, au hasard, n'ayant qu'une pensée : échapper à cet homme qu'elle entendait courir sur ses traces, avec des imprécations et des blasphèmes.

Enfin elle arriva dans le corridor d'entrée. La porte de la rue était ouverte, car les serviteurs et les esclaves, se croyant pour cette nuit à l'abri de la surveillance du maître, en avaient profité pour courir les tavernes et les lupanars.

Un cri de joie sur les lèvres, Théa se précipita au dehors. Il lui semblait qu'elle serait sauvée quand elle aurait l'espace devant ses pas. Mais elle avait trop présumé de ses forces; sa vue se troublait, la terre se dérobait sous elle; elle sentit qu'elle allait tomber. Le cri de joie se changea en gémissement désespéré; puis, les deux bras en avant, insensible, muette, elle roula évanouie sur le lithostrote du seuil.

Dans les cieux impassibles, la douce Phœbé souriait au vieillard triomphant.

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