‹ Athénienne, AthènesChapitre 7 sur 51 · XIV ATHÉNIENNE · texte numérisé non relu

XIV ATHÉNIENNE

nerom le dos^ et peut-être n auront-ils pas tort. Un nommé Jacques Velille a donné son opinion sur la question en une phrase de douie syllabes — on appelait cela un vers en cet heureux temps : — « Tous les genres sont bons, hors le genre ennuyeux ». Il peut passer pour une autorité en la matière, car il ne cultivait que ce genre-là.

Je n irai point Jusques à avancer qu'il soit nécessaire, pour tenir en haleine la curiosité du lecteur, de lui narrer des aventures aussi extraordinaires que celles des Trois Mousquetaires. // est un juste milieu entre la sécheresse du chroniqueur et la fantaisie exubérante du conteur. Charybde et Scylla. Ordinairement, on n'évite un défaut que pour tomber dans l'autre. Je n'ai pas à décider lequel est le pire.

Une physionomie humaine, réelle et vivante, en même temps qu'elle est ce qu'il y a de plus difficile à rendre fidèlement, est aussi ce que le lecteur ordinaire peut apprécier le plus facilement. Les sentiments de tous les hommes se ressemblent par quelques côtés. oAmours et haines ont des traits communs, dans l'âme la plus haute et dans l'âme la plus vulgaire. C'est par ce coté général de son œuvre que l'auteur du roman historique doit s'efforcer de s'attacher le lecteur. Celui-ci ne s'intéresse qu'à ce qu il comprend. S'il est incapable de ressentir la Joie mélancolique de revivre la vie des générations qui

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