DU LEVIER
malgré les services rendus par le forceps entre les mains de Smellie et de Baudelocque.
Nous supposerons deux cas particuliers : tantôt l'occiput répond à la moitié antérieure du bassin, tantôt à la moitié postérieure.
Dans le premier cas, le tronc est relevé (pi. 96, iig. l) et les Ijranches glissées sous le plan sternal du fœtus, sont ensuite dirigées sur les côtés de la tète. Si l'occiput répond directement au pubis, il ne reste plus qu'à fléchir artiliciellement la tète pour faire dégager le menton qui sort le premier à la commissure postérieure de la vulve. Quand, au contraire, l'occiput correspond à l'une des cavités cotyloïdes, on combine les tractions avec un mouvement de rotation qui ramène le menton directement en arrière. Le dégagement s'effectue ensuite comme nous venons de le dire.
Dans le second cas, l'occiput regarde la moitié postérieure du bassin (pi. 96, fig. 'i) ; on peut ici presque indifféremment faire pénétrer les branches sur le plan sternal ou sur le plan dorsal du fœtus ; les cuillers sont ensuite placées sur les côtés de la tète, et l'on procède à l'extraction. Si la tète est naturellement flé-
mcnton au-dessous de l'arcade du pubis ; mais si la tète est étendue, le menton comme accroché au-dessus du pubis, il faut relever fortement le tronc et le manche du forceps pour amener l'occiput au devant de la commissure antérieure du périnée où il se dégage.
Enfin, quand la tète a été volontairement ou involontairement séparée du tronc, que les contractions utérines ne suffisent pas à son expulsion, qu'on n'a pas réussi à l'entrainer avec les doigts, il peut y avoir avantage à appliquer le forceps. Si le bassin était rétréci, mieux vaudrait recourir, sans hésiter, à la céphalotripsie ; mais quand le bassin est large, le forceps, dont les cuillers sont plus larges que celles du céphalotribe, est d'un emploi plus facile. Si la tête était mobile, on la ferait tourner d'abord avec la main de manière ii pouvoir la saisir d'une oreille à l'autre et il faire correspondre son diamètre ocripito-mentonnier à l'axe de l'excavation ; les branches seraient ensuite appliquées sur les côtés du bassin, l'endani l'introduction de l'instrument un aide déprime l'hypogastre pour fixer la tète, l'empêcher de remonter et de
chie, on exagère encore cette flexion pour dégager le glisser entre les cuillers du forceps.