‹ Atlas complémentaire de tous les traités d'accouchements (volume 2)Chapitre 116 sur 136 · DU LI · texte numérisé non relu

DU LI

rière le pubis, il comprime en outre la tète d'avant en arriére, dans le sens même de robstacle îi franchir, tandis qu'elle s'allonge dans la direction du diamètre transversal qui n'est point rétréci.

Ces réflexions nous semblent importantes et justes. Elles trouvent, d'ailleurs, leur sanction dans les faits cliniques; le mémoire de Boddaërt en contient à lui seul un assez grand nombre qui paraissent convaincants, qui montrent que des accouchements rendus laborieux par un vice de conformation du bassin, ont été heureusement terminés |par le levier, après l'emploi inutile du forceps. « C'est donc par une aveugle obstination, que presque tous les partisans du forceps continuent à se servir de cet instrument, et rejettent l'emploi du levier, qui pourrait être employé beaucoup plus avantageusement. On pourrait excuser l'accoucheur de se servir exclusivement du forceps et de rejeter le levier, si c'était une affaire de peu d'importance; mais comme il arrive souvent que lorsqu'on a recours au premier, on ne peut délivrer la femme, et qu'alors celle-ci et l'enfant se trouvent dans le plus grand danger de mort, il est impossible d'alléguer des motifs plausibles pour excuser la conduite de ceuxciui persistent îi immoler autant de victimes. » (Boddaért.)

Si l'application du levier a des avantages, c'est surtout au détroit supérieur et dans lesrétrécissemenlsdu bassin qu'ils sont manifestes; nous avons vu qu'il remplit en effet toutes les indications ; sa puissance d'action ne saurait être révoquée en doute, car on trouve dans quelques observations que la tèle s'est enfoncée brusquement dans l'excavation, en produisant un craquement particulier, qui annonçait la dépression du crâne sur l'angle sacro-vertébral.

Pour appliquer le levier au détroit supérieur, on suivra les règles ordinaires: on placera donc la cuiller sur l'occiput dans les positions occipito-iliaques antérieures, sur la région mastoïdienne dans les positions transversales; le maniement de l'instrument est alors des plus simples. Les difficultés augmentent quand il s'agit d'une position occipito-iliaque postérieure, car dans cette position on est exposé à blesser la face, en placantlelevierenavant.il faut donc agiravec prudence, se rendre un compte exact des rapports de la tête avec les différents points du bassin, conduire la cuiller sur la région frontale, qu'on repoussera en arrière pour ramener l'occiput en avant. Penons pour exemple une position occipito-iliaque droite postérieure: le levier devra êlre appliqué sur la tempe gauche, pour repousser le front en arrière et à gauche pendant que l'occiput tournera d'arrière en avant, en se rapprochant du pubis.

Une fois la tête abaissée dans l'excavation, on peut sans doute l'extraire à l'aide du levier, mais nous

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