C. Dilatation du col
D. Excitants placés entre les parois utérines et
l'œuf.
E. Perforation des membranes.
A. — Excitation externe du corps de l'utérus.
On a essayé de provoquer les contractions utérines par des frictions faites sur le globe utérin au travers des parois abdominales et par l'application de l'électricité.
Les frictions sèches sur l'abdomen ont été conseillées pard'Outrepont. Cet accoucheur se bornait à faire sept ou huit frictions circulaires pendant une ou deux minutes, d'abord tous les quarts d'heure, puis toutes les dix minutes, enfin toutes les cinq minutes, et il obtint ainsi des contractions des la première séance. Mais l'expérience a montré que les contractions atteignent bienlùl une certaine limite qu'elles ne peuvent dépasser; c'est donc un moyen insuffisant par luimême, qui ne peut être utile (jue comme adjuvant.
Ritgen faisait en même temps des frictions sur le globe utérin et sur le col au moyen de deux doigts introduits dans le vagin. Ces manipulations, quoique plus efficaces que les premières, fatiguent la femme sans provoquer définitivement le travail.
L'emploi de l'électricité a été proposé et employé sans résultat satisfaisant par Kilian et Schreiber. L'un
DE i;accouciiement prématuuiî; artificiel,
«les pôles d'une pile de Volta est mis en rapport avec le fond de l'utérus, l'autre avec la portion va^'inale. Schreiber applique le fil conducteur le plus près possible de l'utérus, pour cela il indique les points suivants : la ligne comprise entre l'oinljiHc et l'appendice xiphoïde, la région sacrée, le rectum, la vessie; l'espace compris entre l'ombilic et l'appendice xiphoide est préférable à tous les autres. Voici, d'ailleurs, comment procède cet accoucheur : il mouille la région susombilicale avec une solution de chlorure de sodium, el y fixe une plaque métallique de la largeur de la main commuiiiiiuant avec le pôle négatif, puis il introduit le pôle positif dans un tube de verre ouvert à ses deux extrémités et le porte jus«iu'au col de l'uténie. Schreiber se sert au début d'une pile de 20 couples et la porte sua-essivemcnt ;i GO et même à 100. On peut aussi se servir d'un appareil électro-magnétique; M. Dubois a essayé la machine dos frères Lebreton sans aucun succès.
L'électricité fait naiire des contractions, mais elles restent presque toujours insuffisantes ; elles ont, d'ailleurs, l'inconvénient d'être douloureuses et assez mal supportées. C'est un moyen sur lequel on avait fondé de grandes espérances; malgré quelques résultats satisfaisants, l'expérience a bientôt montré qu'il fallait y renoncer.
B. — Excitation portée sur la périphérie du museau de tanche.
Ces agents comprennent les différents modes de tamponnement et lesdouches avec de l'eau tiède ou le gaz acide carbonique.
Procédé de Hiiter. — Cet accoucheur introduit dans le vagin, jusqu'au col utérin, une vessie de veau remplie d'eau ou d'une décoction de seigle ergoté. D'ordinaire les douleurs apparaissent vingt-quatre ou trentesix heures après cette application. Plusieurs fois par jour on change de vessie pour faire dans le vagin des injections de propreté. Iliiter, outre l'excitation directe du col et du vagin, compte sur un autre avantage, c'est qu'en vertu des phénomènes d'exosmosela vessie laisse transsuder une partie de son contenu, qui en humectant les parties génitales d'une manière continue les dispose à se laisser dilater.
Le professeur lîusch (de lierlin) remplaça la vessie de veau par une vessie de chien ; il conseilla de la retirer toutes les six heures pour laver le vagin parquelques injections.
Malheureusement, ce procédé manque d'une force d'irritation suffisante; dans 22 cas observés les douleurs n'apparurent, en général, qu'au quatrième ou cinquième jour; encore dans 8 cas fallut-il employer des moyens plus énergiques et dilater le col.
Procédé de Schœller. — Tout le monde sait que le tampon, conseillé par Leroux (de Dijon), pour arrêter les hémorrhagies utérines, irrite le col par son contact et provoque des contractions utérines énergiques. Schœller (de Berlin) avait vu M. le professeur P. Dubois appliquer le tampon pour arrêter une hémorrhagie grave; il avait remarqué que son emploi avait promptement déterminé des contractions et l'expulsion de l'enfant, il songea dès-lors k employer le tampon pour provoquer l'accouchement prématuré. Il se sort d'une série de bourdonnets de charpie trempés dans de l'huile pour en faciliter l'introduction; il les porte dans le vagin en nombre suffisant pour distendre ce canal. Peu de temps après, ksdouleursapparaissent. .Malheureusement encore le tampon de .Schœller est un moyen infidèle et douloureux. D'après les relevés d'Iloffman, sur 20 cas, 12 fois seulement ce procédé réussit seul, 1 fois il fallut y joindre la dilatation du col par l'éponge préparée, et 7 fois il n'eut aucun résultat.
Un autie reproche que mérite ce procédé, ainsi que celui de Iliiter avec lequel il a de l'analogie, c'est de mettre un retard considérable dans la terminaison l'accouchement.
Procédé de C. liraun {de Vienne) — Cet accoucheur propose de remplacerle tampon decharpie de Schœller et la vessie animale de Iliiter par une poche de caoutchouc vulcanisé, de 5 à 10 centimètres de diamètre, munie d'un robinet. Cet instrumenta reçu le nom de Colpeurynter. Son emploi est des plus faciles, il se manie comme un pessaire ii air de Gariel. Le colpeurynter est vidé et introduit dans le vagin, après quoi on le distend avec une injection d'eau tiède. La vessie du caoutchouc ne se détériore pas, et Braun lui reconnaît, en outre, l'avantage de ne distendre que l'extrémité supérieure du vagin sans comprimer l'extrémité inférieure.
Le colpeurynter, dit M. le professeur Stollz, n'a élé employé que 5 fois dans des cas de rétrécissements pelviens et 12 fois dans des cas de maladie pendant la grossesse. Il s'est montré insuffisant dans les premiers, il a mieux réussi dans la seconde série de cas, probablement parce qu'il y avait déjà disposition au travail.
Douches du professeur lùwisch. — Le professeur Kiwisch (deWurlzbourg), ayant involontairement provoqué l'avortement chez une femme malade en lui faisant faire des douches ascendantes vaginales, eut l'idée que ce moyen pourrait être employé pour provoquer l'accouchement prématuré. En ISiïi et ISiS, il publia 10 cas d'accouchements provoqués parles douches. Ce moyen parut aussi sûr qu'innocent aussi fut-il accueilli avec empressement.
L'appareil du docteur Kiwisch consiste en un réservoir pouvant contenir 25 litres d'eau, fixé contre un