‹ Atlas complémentaire de tous les traités d'accouchements (volume 2)Chapitre 14 sur 136 · PARTIES MOLI · texte numérisé non relu

PARTIES MOLI

des (|iiatre premières vertèbres lombaires el de la dernière dorsale; se dirige en bas et en dehors en remplissant d'abord la gouttière profonde placée sur le côté du promontoire, puis longe le détroit abdominal, qu'il déborde légèrement; en dedans et enfin, couché en avant et en dedans du muscle iliaque, il sort avec lui du bassin pour s'insérer sur le petit trochanler par un tendon commun (pi. 6, K'K'N).

Le petit psoas, quand il existe (même pi. K), est lin faisceau isolé qui se détache de la tête du grand psoas au-devant duquel" il se place, et qui bientôt se termine par une bandelette tendineuse aplatie, qui se fixe k l'éminence ilio-pectinée et à l'aponévrose fascia lata.

Ces trois muscles sont recouverts et comme bridés dans leur position par une toile fibreuse très résistante qu'on appelle fascia iliaca (pi. 7, flg. 1, ac) ou aponévrose lumbo-iliaque. Elle s'insère en dehors sur la lèvre interne de la crête iliaque, et en dedans sur le pourtour du détroit abdominal, en envoyant en haut un prolongement mince qui va jusqu'à l'insertion du psoas sur les côtés du rachis, et en bas un autre prolongement plus résistant qui accompagne les tendons réunis du psoas iliaque jusqu'au petit trochanter. Au niveau des vaisseaux iliaques, celle aponévrose se dédouble (même figure 6), et l'un de ses feuillets passe au-devant d'eux et les enveloppe. Si nos dissections ne nous ont pas trompé, c'est ce feuillet qui, prolonge sur l'artère et la veine hypogastriques, et plus loin sur les rameaux qu'elles fournissent à l'utérus et au vagin, concourt à former, en très grande partie, le fascia que M. Jarjavay a décrit dans l'épaisseur du ligament large de l'utérus. Nous montrerons celle continuité lorsque nous parlerons de ce ligament.

Enfin, en dedans du muscle psoas, on trouve dans la gaine fibreuse que nous venons d'indiquer et sous le péritoine l'origine des gros vaisseaux qui vont porter la vie au membre inférieur. Ce sont, en procédant de haut en bas et de dedans en dehors : 1° l'artère et la veine iliaques primitives; 2° l'artère et la veine iliaques externes (pi. 6, CD et 111). Notons que dans tout leur trajet, depuis leur naissance à l'aorte et à la veine cave inférieure (AB) jusqu'à l'arcade fémorale, l'artère se trouve toujours placée au-devant el en dehors de la veine qu'elle accompagne.

Telles .sont avec le nerf crural, qui est beaucoup en dehors des vaisseaux el derrière le fascia iliaca, les parties molles du grand bassin. Voyons comment leur présence modifie la forme de cette cavité et celle du détroit supérieur, qu'il esl impossible de séparer l'un de l'autre dans cette étude.

Pourvu des parties molles que nous venons d'énuniérer, le grand bassin représente alors une zone com- |)lèle dont les parois sont osseuses et par conséquent résistantes en arrière et sur les côtes, tandis qu'elles

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