DÉFORMATIONS PAR
Kowland (iiljsun que clans le cours de son neuvième mois; celui-ci pensa qu'il était convenable, dans celte circonstance, d'attendre le conimencemcnl du travail pour pratiquer l'opération, et le 1" octobre, elle fut délivrée de la même njanière et avec le même succès que la première fois. »
La (|uatrième observation est tirée du même journal (mèmeannée),qui paraitl'avoir empruntée au Uritish and American Journal of Sciences; elle a été recueillie ar le docteur David. En voici le résumé:
<i Une dame âgée de trente ans, étant arrivée au quatrième mois d'une grossesse, tomba en descendant un escalier, et dans sa chute heurta son siège contre plusieurs marches sur lesquelles elle glissa avant d'atteindre le bas de l'escalier. Elle ressentit sur-le-champ une douleur très vive dans la région du sacrum et fut obligée de se coucher; son médecin ordinaire lui fil une saignée du bras et prescrivit des calmants. La douleur persista pendant plusieurs semaines; mais, au bout de trois mois, celle dame reprenait ses occupationsordinaires, qu'elle dut cepcndanlbientôt interrompre il cause des souffrances qu'elle endurait, et qui continuèrent jusqu'au terme de sa grossesse. Le travail étant commencé, les douleurs étant très vives, et le col utérin offrant, autant qu'on put le constater, une large dilatation, on trouva le vagin presque complètement oblitéré par une tumeur très dure qui semblait provenir du sacrum. Comme la malade était déjà très faible et qu'on avait la certitude que l'enfantétait mort depuis quelque temps, le docteur David proposa la crâniotomie; mais la femme succomba avant qu'on se fût déterminé à pratiquer cette opération.
» A Vautopsie, on trouva que le sacrum avait été divisé en quatre parties, et que la tumeur que l'on sentait dans le vagin était formée par deux fragments réunis par un cal. »
Quoique peu nombreux, ces faits nous suffiront pour établir que le travail de l'accouchement peut être plus nu moins entravé par la présence d'un cal difforme, suite d'une fracture ancienne de l'un des osdu bassin, en même temps qu'ils nous fourniront quelques préceptes généraux sur la conduite à tenir dans ces cas difficiles de pratique obstétricale.
Il résulte, en effet, des observations ([ne nous venons de rapporter, que les fractures de la cavité pelvienne peuvent avoir lieu sur plusieurs os à la fois ou sur un seul d'enlre eux, différences qui peuvent influer sur le volume du cal et sur le degré de rétrécissement que celui-ci produit.
Il ressort encore de ces mêmes observations que toutes ces fractures et les cals difformes aux(|uels elles donnent lieu produisent des déformations de la cavité pelvienne qui portent tantôt sur une seule de ses parties, et tantôt sur toutes à la fois; que le plus souvent