‹ Atlas complémentaire de tous les traités d'accouchements (volume 2)Chapitre 62 sur 136 · DU VAGIN · texte numérisé non relu

DU VAGIN

prcscnle l;i fûi'iiic d'un triaiii;Ie dont la liase est en bas. C'est là ce que les accûuelieiirs a|)|:ellent le pn-inée de ta femme.

La parlle supérieure de la paroi postérieure du >agin est tapissée par le péritoine; en passant de l'utérus sur le rectum pour l'ornier le cul-de-sac postérieur, cette séreuse s'enfonce au-dessous des insertions supérieures du vagin. Les auteurs d'anatomie descriptive enseignent généralement que le quart ou le cinquième supérieur du vagin se trouve ainsi tapissé, en arrière, par le péritoine, et M. Malgaigne donne à cette portion de 3 à 5 centimètres de hauteur. M. Legendre affirme qu'elle se réduit à quelques millimètres (PI. 32, lig. I), et que les cas où l'on a trouvé le cul-desac périlonéal postérieur plus profond sont exceptionnels et dus à des lésions pathologiques. Quoi qu'il en soit, ces rapports expliquent le danger que présentent parfois les plaies du vagin, et la possibilité de ponctionner par cette voie certains kystes ovariques.

Ces adhérences entre la vessie et le vagin, le rectum et le vagin, tiennent îi ce qu'il se fait, ainsi que l'a démontré M. Rouget, un échange de fibres entrecroisées entre les tuniques musculaires de ces trois organes. Cet échange a lieu principalement sur les côtés; à mesure qu'on approche davantage des orifices périnéaux, l'échange et l'intrication des trois tubes musculaires deviennent plus intimes, en avant surtout, où dès la partie moyenne du bas-fond de la vessie, il y a impossibilité de séparer cet organe et l'urèlhre du vagin, sans diviser un plan continu de fibres musculaires. En arrière, le rectum est plus libre sur la ligne médiane, jusqu'à une petite distance de la vulve ; mais sur la ligne latérale declia(|ne côté, on peut constater la décussation des libres musculaires à partir des deux tiers inférieurs, au moins, du va^^in.

o" Sur les côtés, en bas, avec le bulbe et le constricteur du vagin, les racines du clitoris et les muscles ischiocliloridiens, le relevcur de l'anus; plus haul, avec une quantité considérable de tissu cellulaire, mêlé de graisse, qui communique avec celui des ligaments larges et avec le tissu cellulaire sous-péritonéal; dans ce tissu cellulaire cheminent des artères et des veines nombreuses, sur lesquelles nous reviendrons plus loin.

A son exlrémiic supérieure, le vagin s'insère au pourtour du col utérin, qui fait saillie dans la cavité vaginale. Celte insertion se fait plus haut en arrière qu'en avant, d'où il résulte que le cul-de-sac utérovagiiial postérieur est plus profond que l'antérieur.

L'oif/îce /n/'eîieindu vagin, aplati transversalement, se trouve à la partie postérieure de la fente vulvaire, dont il est séparé en grande partie, chez les vierges, par l'hymen. Cet orifice, (|ui forme la portion la plus étroite du vagin, est rétréci par la colonne charnue antérieure, par le constricteur du vagin et par le bulbe.

Siruclure. — Le vagin, tapissé par le périloincdans une très faible étendue de sa paroi postérieure, comme nous venons de voir, est constitué par une couche externe ou fibreuse, et paruiie couche moyenne musculaire, revêtue intérieurement d'une membrane muqueuse.

La couche fibreuse, mince et bianchâlre, ne peut être séparée de la couche musculaire, avec laquelle elle se continue insensiblement; les fibres de tissu conjonctif dont elle est formée sont mélangées de nombreuses fibres élastiques.

La couche musculaire présente une teinte rougeâtre, elle est composée de faisceaux musculaiies juxtaposés, anastomosés entre eux et entrecroisés de manière à former des réseaux à larges mailles, comblées par du tissu conjonclif ordinaire. Ces faisceaux sont constitués par des fibres-cellules très nettes, faciles à isoler chez la femme enceinte ou peu de temps après l'accouchement; elles mesurent alors de 0""",06 à 0""",i5de longueur. La disposition de ces fibres musculaires a été bien étudiée par M. Rouget. Une couche de faisceaux transversaux s'observe au pourtour du vagin, depuis le col utérin jusqu'à l'orifice vulvo vaginal. Plus en dehors, se voient des faisceaux longitudinaux et obliques; ces derniers s'entrecroisent d'un côté à l'autre sur la paroi antérieure et la paroi postérieure, en formant des réseaux à mailles allongées. En haut, une partie de ces faisceaux se continuent avec les fibres longitudinales extérieures de l'utérus; les autres, en plus grand nombre, se portent en bas et en arrière, sur les côtés du rectum, et vont gagner les parties latérales de cet organe, en participant à la formation des ligaments utéro-sacrés. .Sur les côtés du vagin, les faisceaux longitudinaux sont plus nombreux, et écartés de la couche transversale par un plexus veineux considérable, communiquant en bas avec les corps caverneux du vestibule, en haut avec les corps caverneux du col et du corps de l'utérus. Les faisceaux musculaires, non-seulement recouvrent ce plexus, mais encore le traversent en tout sens et embrassent les sinus, à l'égard dcs(iuels ils jouent le rôle de trabécules musculaires dans des espèces de boutonnières allongées.

La muqueuse vagiiiale est d'un rouge pûle près de la vulve, d'un blanc grisâtre au voisinage de la matrice. Elle est formée d'un tissu conjonclif très dense, extrêmement riche en fibres élastiques. C'est ce qui expli(iue sa grande solidité, et l'énorme dilatation ([u'clle peut subir sans se rompre, au moment de l'accouchement. Elle ne renferme point de glandes; mais on trou\e à sa surface de nombreuses papilles coniques ou filiformes, recouvertes et cachées par un épithélium pavimenteux stratifié, qui mesure ju.squ'à 0""",2 d'épaisseur.

Les artères du vagin proviennent de l'artère vagi-

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ORGANES GÉNITAUX INTERNES

nale; elles vont se distribuer sur les deux faces de ce conduit, et fornienl sous la muqueuse un réseau très serré, d'où parlent des rnmuscules pour la muqueuse elle-même. Les veines qui proviennent de ce réseau sont très nombreuses, et longent les bords de l'organe, en s'anaslomosant entre elles sous forme de plexus. La partie inférieure du vagin est quelquefois entourée d'un plexus annulaire complet.

Ces veines communi(|uent, en bas avec celles qui proviennent du bulbe, en haut avec celles de l'utérus. Mais on ne trouve dans le vagin aucune des dispositions qui caractérisent les nppareils érectiles.

Les lymphatiques du vagin ont été peu étudiés; ceux de la moitié inférieure de l'organe vont dans les ganglions inguinaux, ceux de la moitié supérieure dans les ganglions pelviens.

Quelques filets nerveux se détachent du plexus hypogaslrique, et se répandent dans les parois du vagin, en suivant le trajet des artères. Nous ignorons comment ils se terminent.

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