CHAPITRE DEUXIEME
DKS ARTICCIiATIONIS DU BA.SSIN.
Les quatre os que nous venons de décrire se touchent par leurs surfaces articulaires, et sont réunis, dans l'état frais, par des liens fibreux qu'on appelle des ligaments. C'est à la jonction de ces os ;i l'aide de ces ligaments qu'on donne le nom û'articulaiiuiis du bassin.
On peut diviser ces articulations en articulations propres, ce sont celles (|ui unissent entre eux les différents os qui constituent le bassin, et en articulations communes, Cti sont celles qui réunissent cette partie aux autres parties du squelette qui l'avoisinent. Ces deux espèces d'articulations offrent de notables différences dans leur structure, et, par suite, dans l'étendue des mouvements qu'elles permettent. 11 convient donc, pour en faciliter l'étude, d'en faire deux ihapitres distincts.
§ 1". - DES ARTICULATIONS PIîOPIlES DU BASSIN.
Ces articulations sont au nombre de quatre, dont deux sont impaires, et occupent la ligne médiane du <'orps : ce sont \esi articulations sacro-coccygienne el pubienne; et dont les deux autres sont paires, et occupent les deux côtés de cette ligne : ce sont les deux articulations sacro-iliaiiucs.
Depuis Vésale et Columbus, la |)lupail des anatomistes, et après eux presque tous les accoucheurs, admettent que ces articulations sont du genre des symphyses ou amphiarthroses, semblables à celles qui réunissent les corps des vertèbres les uns aux autres. Cette manière d'envisager les articulations propres du bassin tient sans doute à ce que la description en a suilnut élé faitesur des bassins d'hunimes ou
de sujets âgés du sexe féminin ; car la plus simple dissectioii montre que, chez les jeunes filles et chez les femmes adultes, ces articulations sont loin de présenter les caractères des amphiarthroses qu'on leur assigne depuis si longtemps. Du reste, cette rectification ne nous appartient pas. Quelques analomisteset quelques accoucheurs ont, avant nous, reconnu que, dans la femme enceinte ou qui vient d'accoucher, la plupart de ces articulations sont du genre des arthrodies. Nous citerons les noms de ces auteurs en décrivant chacune de ces articulations; nous n'avons d'autre mérite ici que celui d'avoir, par la dissection attentive d'un bon nombre de sujets, recherché où était la vérité au milieu des assertions si différentes émises dans les livres d'accouchement et d'anatomie sur ce sujet de syndesmologie. Or ces recherches nous ont montré que, pendant l'enfance et l'âge adulte, les (juatre articulations propres du bassin de la femme, les seules doulil puisse être ((uestion ici, sont formées par la rencontre de surfaces en grande partie cncrortlées de cartilages, revêtues de membranes synoviales, et que ces surfaces permettent des mouvements de glissement en différents .sens, dont l'étendue est subordonnée à la laxité des ligaments qui les entourent. Nous nous garderons bien de généraliser ces dispositions en les étendant à l'homme, nous ne ré- [londous |)as même qu'on les rencontrera chez toutes les femmes encore aptes ii concevoir; mais nous pouvons affirmer qu'elles ont été vues par nous sur vingtdeux sujets de femmes adultes de l'âge de dix-huit ;'< trente-cinq ans, et que les descriptions qui suivent ne renferment que des faits de la dernière évidence pour (|ui veut observei' sans prévention.
l)i:S AUnCl LATIONS l'I'.Ol'HKS 1)1 BASSIN.
1° AUTICULATIONS SACtlO-COCCYGIENNE KT
ij«TEHcocr.Yr.tK>M;.
(PI. -2 cl 3.)
De toutes les articulations du i)assin, les articulations sacro-ct ccygiciine et iiilcrcoccygienne sont œllcs que l'analogie a de tout temps dû faire principalement considérer comme des amphiarlhroses, les os qui les composent ayant toujours été regardés avec raison comme des rudiments de corps de vertèbres. Cependant J.-h'. Meckel, en décrivant les cartilages intervertébraux du rachis, n'admettait déjà plus l'existence de pareils cartilages enlre le sacrum el le coccyx, et disait que ces deux os sont unis ensemble d'une manière plus Iftche ([ue ne le sont les corps des vertèbres. D'autre part, M. Velpeau affirme s'être assuré sur le cadavre cl même sur le vivant, chez une femme qui par un long décubilus, eut cette région découverte, qu'au centre de l'articulation sacrococcygienne les surfaces osseuses sont encroûtées d'un véritable cartilage diarthrodial. Enfin, M. Cruveilhier parle d'une articulation de la première avec la deuxième pièce du coccyx, où les faceltes articulaires étaient revêtues d'une membrane synoviale et entourées d'une capsule fibreuse orbiculaire. Ces faits et nos propres réflexions nous avaient déjà |iorté à mettre en doute la nature ampliiarthrodialc de ces articulations; nous nous expliquions mal comment des Dbro-cartilages aissi minces que ceux qui unissent le sommet du sacrum à la base du coccyx, et la première pièce de ce dernier os h la seconde, pouvaient, par leur seule élasticité, permettre des mouvemenls aussi étendus que ceux qu'exécute l'articulation sacro-coccygieiine pendant l'accouchement. Nous fûmes ainsi conduit à rechercher sur le cadavre à quelle disposition analomique ces mouvements étaient dus, et nous avons constaté d'abord qu'ils se passent presque aussi souvent dans l'articulation sacro-coccygienne que dans l'articulation de la première avec la seconde pièce du coccyx, quelquefois dans les deux ensemble, et que, ilans quelques cas seulement, ils ont lieu dans l'articulation, soit de la seconde avec la troisième, soit de la troisième avec la quatrième ; que, plus souvent que ne l'avancent les auteurs, on rencontre chez les femmes encore jeunes la soudure complète de la basedu coccyx et du sommet du sacrum; et qu'enfin, dans tous les cadavres de femmes mortes en couches, où nous avons trouvé cette grande mobilité, quelle que fût l'articulation où celle-ci avait sou siège, a'tte articulation nous a toujours offert les c;iraclères d'une arllirodie, c'està-dire une surface synoviale et des liganienls périphériques. Nous avons donc été conduit, par ces recherches, à considérer les articulations sacro-coccygiennes et iiitercoccygiennes, étudiées exclusivement
chez la femme dans les conditions d'âge el d'aptitude à la parlurilion que nous avons indii|uées plus haut, comme des arthrodies semblables à celles qui, dans les mêmes sujets, constituenl les articulations pubienne et sacro-iliaque.
Nous allons décrire séparément Varliculalion mcrncoceijgienne cl les arliculatiuns inlercoccyyieimes.
A. {.'articulation sacro-coccygienne résulte de l'union de la base du coccyx avec le sommet du sacrum ; a cet effet, le coccyx présente une surface ovalaire, dont le plus grand diamètre est transversal et qui est déprimée à son centre, tandis que le sacrum en présente une de forme semblable, mais plus élevée au milieu que sur ses cotés. Ces deux surfaces lisses sont revêtues chacune d'un cartilage un |)eu plus mince à son centre qu'à .sa circonférence.
Cette articulation est affermie par des ligaments antérieurs et postérieurs, et elle offre à son intérieur une synoviale.
I,e tiyament sacro-coccygien antérieur (pi. 3, flg. 1, (/, b, b] est diversement décrit et figuré par les auteurs : cela tient sans doute à ce que ses fibres sont en général peu développées et à ce que leur direction est un peu confuse. Voici ce que nous avons vu. Au milieu, il est composé de libres parallèles, faisant évidemment suite au périoste du sacrum, qui est très épais chez certains sujets, à tel point que quelques anatomistes, Caldani entre autres, l'appellent, à cause de cela, l'aponévrose du sacrum. Ces fibres descendent de là sur la face antérieure du coccyx, où elles se perdent. Sur les côtés, il existe à droite et à gauche deux faisceaux pyramidaux disposés sur deux plans, el interceptant entre eux une ouverture ovalaire qui est le cinquième trou sacré, lequel donne passage au dernier nerf sacré. De ces deux faisceaux, l'antérieur s'attache au devant et sur le côté du .sommet du sacrum, et le postérieur s'attache sur la partie la plus inférieure des bords latéraux du même os, un peu en avant du petit ligament sacro-sciatique; tous deux convergent ensuite vers le milieu de la face antérieure du coccyx, en confondant leurs fibres avec celles du ligament du côté opposé et avec celles qni sont fournies par le périoste du sacrum.
Ce ligament est en rapport en avant avec deux bandelettes aponévrotiques, qui donnent attache à quelques fibres du releveur de l'anus, et avec les tendons des muscles ischio-coccygiens; en arrière il est appliqué sur les os.
Le liijnment sacro-coccygien postérieur (planche 2, fig. 2, /, j, j) est placé en arrière du sacrum el du coccyx, et fait suite au ligament suiépiueiix des lombes et du sacrum. Il s'insère à tout le pourlour de l'orifice inlerieur du canal sacré, et principalement aux tubercules qui limileiil celle ou\crture ainsi
qu'aux conios du sacrum ; il descend de là en bas et en avant, et vient se terminer sur la face poslérienre des trois dernières pièces du coccyx. Simple supérieurement, où il est assez large, assez épais, et formé de fihres entrecroisées en différents sens et disposées sur plusieurs plans, il se divise inférieuremenl en trois faisceaux distincts, dont le moyen (?), plus superficiel et plus large que les deux autres, allongé et aplati en forme de bandelette, s'étend parallèlement à la ligne médiane, depuis les cornes du sacrum jusqu'à la troisième pièce du coccyx , où il s'épanouit en membrane et se confond avec le périoste du dernier oscoccygicn; ce faisceau passe par-dessous rarticulalion sacro-coccygienne sans s'attacher aux os qui la forment, ainsi que par-dessous l'arliculalion de la première avec la seconde pièce du coccyx. Les deux autres faisceaux, beaucoup plus courts, placés au-dessous et sur les côtés du précédent (;',;'), naissent avec lui du pourtour de l'orifice inférieur du canal sacré, mais plus spécialement du sommet des cornes du sacrum , et se portent sur les cornes du coccyx où ils se fixent. Us forment deux cordons arrondis qui remplissent l'espace i[itermédiaire aux cornes du sacrum et à celles du coccyx, cordons qui sont d'autant plus courts que ces apophyses osseuses sont plus rapprochées les unes des autres, et (jui disparaissent même quand celles-ci se touchent.
Ce ligament est recouvert en ai'rière par les fibres aponévrotiques des muscles grands fessiers et par la peau. Il recouvre la terminaison des membranes de la moelle épinière, les deux dernières paires des nerfs sacrés et le ligament caudal.
Prolongement du ligament surépineux dorso-lombaire dans la région sacro-coccygienne, ce ligament a surtout pour usage de fermer l'extrémité inférieure du canal sacré, et ne fait que renforcer l'articulation sacro-coccygienne, iiar-dessous laquelle il passe. Le véritable ligament postérieur de celte articulation est placé au-dessus de lui dans l'intérieur du canal sacré; analogue du ligament vertébral commun postérieur, celui-ci se tixe immédiatement derrière le sommet du sacrum et la base du coccyx, à peu de dislance des surfaces articulaires de ces os. 11 est mince et cependant assez résistant.
Quant à la syiiuviale, on la voit, dans les conditions que nous avons inditiuées, recouvrant la surface articulaire des os qui foi'menl rarticulalion. Mais nous croyons qu'elle ne s'y développe qu'accidenlcllement sous l'influence des mouvemenis répétés qu'exécute la base du coccyx sur le sommet du sacrum ; car nous ne l'avons pas rencontrée chez les jeunes filles avant l'âge de dix-huit ans, hors le cas de soudure prématurée des os ou d'anomalie dans le nombre des pièces qui forment le coch'vx. iNous avons toujours trouvé
DES AUTICCLATIONS DU B.VSSl.X.
chez les enfants un fibro-cartilage épais et mou à son centre, occupant non-seulement l'intervalle qui sépare le sacrum du coccyx , mais encore les intervalles plus petits qui existent entre la première et la deuxième pièce, et entre la seconde et la troisième |)ièce de ce dernier os. A cet âge, les mouvements, qui plus tard se pas.seront dans la seule articulation sacrococcygienne, se passent dans toutes les brisures du coccyx. Us ne sont pas moins étendus alors qu'ils le seront par la suite; mais leur siège, au lieu d'être unique et spécialement limité à un point, est multiple et disséminé sur plusieurs points à la fois.
B. Les articulations intercoccygienncs se ressemblent toutes par leur structure; elles ne diffèrent entre elles que par leur siège. Tantôt, en effet, et ce cas est le plus fréquent, les mouvements du coccyx ont lieu entre la première et la seconde pièce de cet os, et tantôt entre la seconde et la troisième, rarement entre la troisième et la quatrième. Nous n'avons observé ce dernier cas qu'une fois, tandis que nous avons rencontré les deux autres dans la moitié des pièces qui nous ont passé sous les yeux. Dans tous ces cas où les mouvements du coccyx étaient déplacés, nous avons toujours constaté une soudure plus ou moins complète de l'articulation sacro-coccygienne et des autres articulalions intercoccygienncs placées au-dessus et audessous de l'articulation qui conservait sa mobilité. Alors aussi, quel que soit son siège, cette articulation nous a offert la disposition qui suit: 1° des surfaces articulaires de forme irrégulière, mais se correspondant exactement, encroûtées de minces cartilages diarthrodiaux, et revêtues d'une membrane synoviale ; 2" des ligaments périphériques assez lâches, irréguliers aussi, assez souvent orbiculaires, et formés aux dépens des plans fibreux qui révèlent les pièces du coccyx; o" enfin des mouvements possibles dans tous les sens. Nous n'avons pas besoin de décrire chacune de ces articulations; car, nous le répétons, elles se ressemblent toutes.
Les mouvements iti l'articulation sacro-coccygienne •sont plus étendus que ceux d'aucune autre articulation du bassin ; ils permettent au coccyx de se porter en avant, en arrière, et même un peu sur les côtés.
Les moucemcnts des articulations iiitercoccygiennes sont les mêmes; seulement ceux d'inclinaison latérale sont plus faciles et plus étendus que dans l'articulalidn précédente.
'!'■ Airnci i.ATiON l'nul;^.M;, sv.mimivsk iu;s l'ims, AUTic.iL.vrio.N m-ii,iAyii;.
Vésale a dit que les deux os jinhis sont articulés entre eux par .symphyse cartilagineuse, c'est-à-diie (|u'ils sont réunis l'un à l'autre au moyen d'un carli-
Di:S AP.TICLI.AïKi-NS l'IlOPliKS I)L' liASSI.X.
lage unique. Cette opinion, adoptée par Columlms et par presque tons les anatomistes des deux derniers sièries, n'a été contestée que de loin en loin par linéiques hommes plus confiants dans l'observation directe de la nature que dans la lecture des livres. C'est ainsi que Santorini, ayant observé un éeartement des os pubis d'environ un |)ouce, l'attribue à une articulation qui n'est pas uiiesynchondrose, eorumossium coyme.rionem non per synchondrosim effici ; et que, d'autre part, Morgagni, ouvrant la même articulation d'une femme nouvellement accouchée, dit en avoir vu sortir un peu de liqueur. Mais ces faits et quelques autres encore avaient passé inaperçus, et l'opinion ancienne régnait dans la science quand, en 1802, Tenon lut à l'Institut un Mémoire dans lequel il exposa le résultat de ses recherches sur la symphyse pubienne. Ce savant anatomiste admit dans l'espèce humaine deux systèmes différents d'articulation des os pubis, l'un où cette articulation a un seul cartilage, l'autre où elle en a deux. Il reconnut que cette dernière disposition était plus fréquente chez la femme que chez l'homme, et qu'elle se retrouvait à tous les Ages de la vie de celle-ci, pendant l'état de gestation aussi bien que hors de cet étal. La publication de ce remarquable travail ne changea cependant pas complètement l'ancienne manière d'envisager l'articulation des os pubis, puisque, depuis qu'elle a été faite, nous ne trouvons parmi les accoucheurs que Baudelocque, Désormeaux et M. .Moreau, et parmi les anatomistes que Boyer et Blandin, qui se servent du mol arthrodie pour désigner le mode d'articulation des os pubis chez la femme. Nous affirmons cependant que c'est bien évidemment de celte manière que les surfaces articulaires des pubis sont jointes entre elles, et que c'est toujours une articulation par arihrodie que nous avons trouvée sur les vingt-deux sujets que nous avons disséqués. Ce qui a porté le plus grand nombre des auteurs à la décrire autrement, c'est l'existence d'un fibro-cartilage qu'ils ont admis entre les surfaces articulaires. Mais nous nous réservons de montrer plus loin que ce fibrocartilage n'est qu'un ligament à fibres serrées, et d'ailleurs ce fibro-cartilage, existût-il réellement, ne peut détruire l'existence ni des cartilages diarlhrodiaux ni de la synoviale, qui sont placés derrière lui. C'est tout au plus si l'on peut, à cause de lui, dire que l'articulation des pubis est à la fois semi-amphiarthrodiale et semi-arthrodiale.
L'articulation bi-iliaque résulte du contact des deux surfaces ovalairesque présente la partie la plus élevée du bord inférieur des os du pubis. Ces surfaces, dont nous avons indiqué précédemment la hauteur et l'épaisseur, sont divisées en deux portions distinctes. Lune, placée en arrière, est plane, et regarde directement en dedans; elle est, dans l'état frais, encroûtée
d'un cartilage et revêtue d'une membrane synoviale. L'autre portion, placée en avant de celle-ci, est rugueuse, inégale, comme chagrinée ; elle est oblique d'avant en arrière et de dehors en dedans, et regarde à la fois en avant et en dedans; c'est elle qui donne insertion au ligament pubien antérieur. Ces deux portions de ce qu'on nomme la surface articulaire des pubis sont dans une sorte d'antagonisme de développement; quand celle qui sert à l'insertion du ligament antérieur est large, celle au contraire qui est encroûtée d'un cartilage diarthrodial est étroite et manque quelquefois même complètement. Cette disposition est fréquente chez l'homme, tandis que la disposition inverse se rencontre surtout chez la femme, spécialement à l'époque de la grossesse. M. Cruveilhier dit avoir vu un cas où les surfaces articulaires des pubis étaient coniigués dans presque toute leur étendue; c'était chezune femme morte dans lesixième mois de sa grossesse.
Les cartilages qui revêtent les portions articulaires des deux os pubis sont assez épais, principalement sur leurs bords, et <:e sont eux qui, en arrière, forment une partie de la saillie que présente toujours l'articulation pubienne du coté de l'excavation du petit bassin. Ces cartilages sont souvent configurés de telle sorte, que l'un offre une dépression et l'autre une éminence qui se correspondent à la manière des têtes osseuses et des cavités articulaires. D'autres fois, comme cela est représenté dans la fig. 6 de la pi. 3 (m, m), les surfaces cartilagineuses sont alternativement concaves et convexes dans le sens de leur longueur et de leur largeur, et se pénètrent réciproquement.
Plusieurs ligaments affermissent cette articulation; ils sont peu distincts les uns des autres autrement que par leur épaisseur. En effet, ils forment autour des surfaces de glissement une enveloppe complète, moins épaisse en arrière qu'en avant, en haut et en bas, mais partout continue ù elle-même, ce qui n'a pas empêché les anatomistes de la diviser en quatre parties, qu'ils ont appelées li<jaments antérieur, postérieur, supérieur et m/M/eiic. Nous suivrons cette division pour faciliter nos descri|itious, en prévenant toutefois qu'il ne faut pas la chercher dans la nature.
Du ligament pubien antérieur. Nous comprenons à la fois sous ce nom ce que les auteurs appellent le ligament interpubicii ou interosseux, et le ligament pubien antérieur (pi. 2, fig. l,gg,h, et pi. 3, Dg.5, hh). Ces deux ligaments en effet, sont confondus ensemble, quoique présentant une direction différente. Ils forment, quand ils ont été détachés des os, une sorte de coin de substance fibreuse très serrée, dont la base regarde en avant, dont le sommet s'enfonce entre les os jusqu'à la cavité synoviale de l'articulation, et dont les