DL" FOETUS
(PI. XLVII, XLVin, XLIX cl L).
Amnios. — Le feuillet exierne on séreux du blastoderme se soulève, dans si portion périphérique, sous
lia
DEVELOPPEMENT DE L'EMBRYON
la forme d'un pli circulaire, qui devient de plus en plus saillant, surtout aux deux extrémités de l'axe longitudinal du germe. Là ce pli, en se renversant en dehors, puis en bas, constitue une sorte de captichon autour de l'extrémité céphalique et de l'extrémitécaudale. Les deux capuchons, marchant à la rencontre l'un de l'autre sur la face dorsale du germe, «n même temps que les portions intermédiaires du pli, finissent par se rencontrer en un point situé à la partie moyenne du dos, se soudent ensemble, et forment ainsi une poche formée qui part de la face ventrale de l'embryon et enveloppe ce dernier presque en totalité.
Celte poche, qui est Yamnios, est d'abord appliquée immédiatement sur l'embryon; mais elle s'en éloigne peu à peu, par suite de l'accumulation d'un liquide qui se sécrète h sa face interne, et qui porte le nom iVeau amniotique. Ce liquide existe en quantité variable, non-seulement aux diverses époques de la grossesse, mais encore chez les divers sujets. C'est généralement au cinquième et au sixième mois de la grossesse qu'il est le plus abondant ; on en trouve alors souvent près d'un kilogramme, tandis qu'à l'époque de l'accouchement sa quantité ne dépasse pas la moitié de ce poids.
Quant à la composition chimique de l'eau amniotique, on peut considérer ce liquide comme du sérum sanguin très étendu d'eau, puisqu'à la fin de la grossesse il ne contient pas plus de 1 pour 100 de matériaux solides ; il est plus concentré quand on le prend à une époque plus rapprochée de la conception. H a une réaction alcaline et l'on y trouve toujours une certaine proportion d'albumine, quelquefois de l'urée, provenant de la sécrétion urinaire du fœlus ; les sels inorganiques qui existent dans le sérum, se rencontrent également dans l'eau amniotique. Celle des herbivores renferme du sucre, mais non celle de l'espèce humaine.
Vésicule omfcî'/ù'o/e.— Pendant que le feuillet séreux du blastoderme forme l'amnios, son feuillet muqueux va constituer la paroi de la cavité intestinale et la vésicule ombilicale. La portion de ce feuillet qui répond à la tache embryonnaire, d'abord en continuité directe avec le reste, s'en sépare peu à peu par un étranglement, qui se prononce de plus en plus : on distingue alors deux cavités circon.scrites par le feuillet interne du blastoderme ; du côté de la tache germinaiive, une cavité qui représente la cavité intestinale; de l'autre côté de l'étranglement, une vésicule qui porte le nom de vésicule omljiUcale. Ces deux cavités, dans les premiers temps, communiquent ensemble par une large ouverture; mais peu ù |)eu cette ouverture se rétrécit, s'allonge en un pédicule très mince, qu'on appelle eonrfi»'* omphalo-mèsenlérique; le point où la vésicule ombilicale se continue avec
l'intestin, porte le nom t\'ombilic intestinal; il répond au sommet d'une anse qu'on peut appeler anse iléocsecale.
La vésicule ombilicale devient très vasculaire; elle revoit du fœtus deux a?(éres et fournit deux veines diles omphalo-mésentcriques; les artères proviennent de l'aorte de l'embryon et forment par leurs ramilicalions un réseau capillaire très serré, d'où naissent les veines; celles-ci sejcttent dans le vestibule du cœur.
Chez les oiseaux, la masse du jaune contenu dans la vésicule ombilicale fournissant des matériaux nutritifs abondants pour l'accroissement du fœtus, cette vésicule joue un grand rôle dans le développement. Chez les mammifères, son rôle est fort accessoire, et l'on pensait généralement qu'elle disparaît de bonne heure, sans laisser de traces. Mais, ainsi que l'a démontré M. Schuitze, elle persiste jusqu'au terme de la grossesse; elle a alors 5 à 7 millimètres de diamètre et se trouve placée entre l'amnios et l'enveloppe extérieure de l'œuf, il l'extrémité d'un pédicule jilus ou moins long, ordinairement en dehors du champ du placenta; elle renferme un peu de graisse et quelques sels. Mais longtemps avant cette époque, elle a cessé d'être en communication avec l'intestin, ses vaisseaux se sont oblitérés en partie et ont disparu plus ou moins complètement.
Allanloïde. — Lorsque l'amnios s'est complété en une poche close de toutes parts, on voit se développer ;i l'extrémité postérieure de l'intestin une petite vésicule, destinée à jouer un rôle important pour la nutrition de l'embryon. Sur la paroi antérieure de l'iutestin, il se forme deux petites saillies verruqueuses, qui se confondent en grossissant et ne forment bientôt qu'un seul tubercule. Ce dernier, d'abord plein, se creuse plus tard d'une cavité centrale et se convertit en une vésicule piriforme, qui s'isole de plus en plus delà paroi de l'intestin, et sepédiculise. Des vaisseaux se montrent de bonne heure ;i la surface de cette vésicule : c'est un réseau délicat fourni par les terminaisons des deux aortes primitives ou vertébrales postérieures; de ce réseau naissentdeux veines, appelées veines ombilicales,qu'wonl se jeter, par un tr'onc commun avec les veines omphalû-mésentéri(iut's, dans la por'lion veineuse du cœur.
En se développant, l'allantoide forme une gi'ande vésicule, située en dehors de renil)ryon, entre l'amnios et la vésicule ombilicale, et pourvue d'un pédicule creux qui fait communi(|uer sa cavité avec la cavité intestinale. La formation de l'ombilic cutané, en amenant la clôture des parfois abdominales, la divise en deux portions, l'une interne, l'aulr'e externe, séparées par un canal allongé, qui Ir'averse l'ombilic et toute l'étendue du cordon : c'est r()«ro(y(te, (|ui s'oblitèr'c dans la suite etse convertit en un cordon fibreux, attachant